Ségolène Royal, ancienne ministre de l'Environnement, aujourd'hui ambassadrice des pôles Arctique et Antarctique, est l'invitée de Nicolas Demorand dans le Grand Entretien de France Inter.

À propos du grand débat national : "Je sais d'expérience que les conditions de ce débat sont capitales pour sa réussite (...) Mettre sur la table un diagnostic partagé (qui) reste à construire, c'est la première étape"  

Il faut s'indigner pour agir avant qu'il ne soit trop tard

Et à propos des prochaines élections européennes, Ségolène Royal se prononce enfin : "Je reprends ma liberté de ne pas être candidate, mais je reste dans le jeu des européennes" expliquant que les conditions pour se présenter, notamment l'union de mouvement de gauche écologiste, n'étaient pas réunies. 

L'Europe doit rester le leader du combat climatique

Sans se présenter, pourrait-elle soutenir pour autant une liste pour les européennes ? "C'est possible. Je vais regarder" Et l'ex-ministre explique de l'Environnement explique ainsi : "Au départ ce n'était pas mon idée, on est venu me solliciter."

J'ai regardé si j'avais la capacité de rassembler, mais cette main tendue n'a pas été saisie, chacun prend ses responsabilités

Et elle conforte un auditeur, qui lui demande si elle est "toujours de gauche : "Bien sûr je suis toujours de gauche, au sens où j'ai gardé ma capacité d'indignation, et au sens ou je pense que la justice sociale est un facteur déterminant de la capacité économique."     

"L'équipe actuelle du PS autour d'Olivier Faure sont ceux qui ont le plus compris la logique du rassemblement, ils ont été capable de s'effacer (...) pour accepter l'idée d'une liste avec un.e politique / un. représentant.e de la société civile." 

À propos du risque de l'alliance "rouge-brun" pour ces prochaines élections européennes, de signes de rapprochement entre l'extrême-droite et l'extrême-gauche : "Ce sont des considérations idéologiques qui m'échappent un peu (...) Il y a  toujours des alliances à redouter, notamment dans les mécanismes de violence, et qui étouffent la prise de parole démocratique, sensée, construite, démocratique, citoyenne"   

Elle réagit aussi au scandale de la rémunération de Chantal Jouanno, dans le cadre de sa mission d'organisation du Grand Débat Citoyen. Aurait-elle subi la même chose en étant un homme ? "Tous les hommes sont payés plus qu'elle mais un certain nombre de ces autorités et de ces conseils pourraient exercés dans le cadre de ces ministères, de la grille de la fonction publique." 

Enfin, à propos des déclarations de l'écrivain Yann Moix, (qui a dit dans une interview au magazine "Elle" ne pas pouvoir désirer le corps d'une femme de 50 ans, ndlr) : 

Je me suis dit que si on taxait le sexisme, la bêtise et la misogynie, on pourrait très facilement combler le déficit public

  • Légende du visuel principal: Ségolène Royal © Radio France / Anne Audigier
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  • Ségolène RoyalAmbassadrice chargée de la négociation internationale pour les pôles Arctique et Antarctique
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