Jordan Bardella, vice-président du Rassemblement National et député européen, est l'invité de Léa Salamé et Nicolas Demorand dans le Grand entretien de France Inter.

Jordan Bardella
Jordan Bardella © AFP / FREDERICK FLORIN / AFP

L'eurodéputé du RN réagit à la composition de la commission Van Der Leyen, et en particulier à l'intitulé du portefeuille du commissaire grec à l’immigration ("Protection de notre mode de vie européen") qui a provoqué de nombreuses discussions : "Les mots sont toujours agréables, ce qu’il faut regarder c’est la politique (...) C’est de la communication, j’ai peur que cela change pas grand choses dans les actes".

Sur la question des emplois fictifs d'assistants parlementaires, pour lequel le RN a été mis en cause : "[Les juges] ont un peu le jugement à géométrie variable. Pour Madame Goulard, ça a été un motif suffisant pour la faire démissionner du gouvernement, en revanche commissaire européen, ça : pas de problème !"

Sur la tribune que Jean-Luc Mélenchon a signé avec l'ex-président brésilien Lula, aujourd'hui emprisonné, pour dénoncer les "procès politiques" : "C’est vrai que dans notre pays on a bien souvent le sentiment que les juges ne font plus du droit mais de la politique. On peut se poser la question de la neutralité de la justice (...) Si on pouvait être sévère avec la délinquance et la criminalité, on y gagnerait."

À propos du rapprochement opéré par Emmanuel Macron auprès de Vladimir Poutine : 

En Italie, l'un des partenaires européens du RN, le chef de la Ligue, Matteo Salvini, est à l'origine de l'éclatement de la précédente coalition formée par son parti et le M5S. Il pensait ainsi obtenir un scrutin anticipé qu'il avait de bonnes chances de gagner mais son pari a fait long feu, le M5S ayant décidé de s'allier avec le Parti démocrate, son ennemi de longue date. Il perd ainsi sa position d'homme fort en Italie. 

À propos du texte sur la PMA : "Je ne voterai pas pour la PMA.  Nous allons proposer un certain nombre d’amendement, on ne peut pas voter ce texte (...) Ce n’est pas un outil qui permet de combler les désirs illimités des un et des autre. Je suis attaché à ce droit sacré de l’ enfant qui est celui de connaitre à la fois sa mère et son père". Et revenant sur le dossier l'interdiction de la GPA, réaffirmé par le gouvernement : "C’est un mensonge".

Je n’irai pas manifester, le débat doit avoir lieu à l’Assemblée Nationale

"À titre personnel, je ne suis pas favorable au Mariage pour tous", réaffirme-t-il aussi.

Alors qu'un auditeur évoque la stratégie du RN pour les prochaines municipales : "Le RN a fait le choix, pendant les européennes de s’ouvrir " et continuera pour les municipales, explique Jordan Bardella : "Le mouvement se porte bien, monter une liste municipales, c’est plus compliqué que pour des européennes. Depuis 2014, on a été en situation de diriger (comme à Tarascon). Lorsqu’on nous met au pouvoir, on est capable de démontrer qu’on peut faire autrement"

Et il explique pourquoi Louis Aliot, pilier du parti, fait campagne à Perpignan sans le logo RN : "Parce que c’est une personnalité forte, reconnu localement qui n’a pas besoin du logo pour être identifié. Pour savoir rassembler, il faut dépasser les étiquettes".

"Marion Maréchal prône une union des droites : nous on le fait concrètement, on l’a fait aux européennes, on continuera aux municipales", estime Jordan Bardella, qui ne pense pas pour autant qu'elle soit la leader naturelle du parti : "Non , elle contribue au débat".

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