À l'occasion de la sortie de son livre "Les leçons du pouvoir" (Stock), l'ancien président de la République, François Hollande est l'invité exceptionnel du 7/9 de France Inter. Il répond aux questions de Nicolas Demorand, Léa Salamé, Bernard Guetta et Thomas Legrand.

Interrogé tout d’abord sur la Syrie, François Hollande a dit combien ce sujet était important à ses yeux. Revenant sur les décisions et les positions qu’il avait prises pendant son quinquennat, l’ancien président appelle à une réponse sévère de la part de la communauté internationale, car selon lui, l’utilisation d’armes chimiques en Syrie ne peut être imputée qu’au régime et à lui seul.

François Hollande, qui avait fait de la légalisation du mariage homosexuel une promesse de campagne, a regretté la difficulté qu’a été l’adoption de cette loi. Non pas sur le plan législatif, mais auprès de l’opinion et a dit son profond regret de n’avoir pu aller jusqu’à l’extension de la PMA à toutes les femmes.

L’ancien président socialiste, qui voit un avenir pour la gauche, au regard de la montée des inégalités et des menaces sur la démocratie qui émergent, s’en est vivement pris à ceux de son camp qui se sont opposés à sa politique lorsqu’il était au pouvoir. Des frondeurs qui ont, déplore-t-il, "scié la branche sur laquelle" il était assis.

Regret sur la déchéance de nationalité 

L'ancien chef de l’Etat insiste sur les attentats qui seront pour le pays un traumatisme considérable. "Ce qui devait être un facteur de cohésion après ce drame devient un facteur de division… Cette proposition a choqué." 

Le discours du Bourget, un discours fondateur 

L'ancien Président insiste sur le fait qu'il a posé les bases de sa politique de relance économique dès 2012 notamment lors de son disours au Bourget : 

Quand François Hollande évoque l'attitude d'Emmanuel Macron, il évoque "les cas illustres de trahison". Il revient aussi sur la très grande loyauté de Christiane Taubira : 

Au sujet de la presse François Hollande se dit soucieux. "Un Président doit accepter qu'il y aient des pouvoirs qui rééquilibrent : je considère que la presse est menacée comme la démocratie."

L'entretien s'est poursuivi en Facebook Live 

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