Amélie de Montchalin, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, chargée des Affaires européennes, était l'invitée du Grand entretien d'Ali Baddou sur France Inter : “Je ne suis pas la ministre du Brexit” estime-t-elle.

Alors que l’Union européenne a accordé un délai supplémentaire aux Britanniques pour le Brexit, la secrétaire d’État chargée des Affaires européennes Amélie de Montchalin estime que l’Europe “respecte” ainsi à la fois “le vote démocratique des Britanniques” et les citoyens européens. “Nous avons remis la balle du côté des britanniques, élections ou pas, accord de retrait ou pas, changent la déclaration politique ou pas. Mais je ne suis pas la ministre du Brexit” dit-elle, invitée vendredi matin de France Inter. 

“Il n’est pas sûr qu’ils votent aux Européennes”

Si Theresa May se met d’accord avec son Parlement d’ici le 22 mai elle peut faire le choix de ne pas organiser les élections et auquel cas ce feuilleton trouvera sa fin le premier juin avec un accord de retrait” explique Amélie de Montchalin estimant qu’elle n’a pas à “rêver pour les Britanniques”. S’ils veulent rester, “ils ont la possibilité de le dire” ajoute-t-elle.

Le gouvernement n'est “pas entrain de vendre ADP”

Interrogée sur le sort d'Aéroports de Paris, dont le projet de privatisation a été adopté définitivement par le Parlement jeudi soir, Amélie de Montchalin assure qu'elle "connaît très bien le dossier" - en tant que députée de l'Essonne, avant sa nomination comme secrétaire d'État - et que le gouvernement n'est "pas entrain de vendre ADP". Elle poursuit : "On met en concession la gestion de ses activités commerciales. Le terrain, la gestion des frontières reste à l’État" dénonçant la "politique étrange" des opposants à ce projet qui réclament un Référendum d'initiative partagée : "C'est très dangereux quand une loi est adoptée au Parlement, la première chose que l'on va faire et de demander aux Français de se prononcer contre cette même loi. C’est très dangereux et d’une grande instabilité."

Sur Julian Assange : “On n'offre pas l'asile à quelqu'un qui ne le demande pas”

Après l'arrestation de Julian Assange, fondateur de Wikileaks, la secrétaire d'État chargée des Affaires européennes répond à la demande formulée par Jean-Luc Melenchon de lui accorder le droit d'asile. “Je pense qu’il faut d'abord écouter ce que veut faire Julian Assange. Il y a une procédure judiciaire, une arrestation. Il y a en Europe un cadre de protection des lanceurs d’alertes et il faut travailler juridiquement dans ce cadre” dit-elle. 

Correspond-il aux critères du droit d'asile ?Il faut regarder. Mais je crois qu'on n’offre pas l’asile à quelqu’un qui ne le demande pas. On se positionne sur des hypothèses. Moi je préfère regarder qu'elle est la réalité du droit et de la situation et ensuite je pourrai me positionner.

  • Légende du visuel principal: Amélie de Montchalin © AFP / Mustafa Yalcin
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