Alain Fischer, pédiatre, professeur d'immunologie et président du Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale, est l'invité du Grand entretien de la matinale.

Pour le "Mr Vaccin" du gouvernement, il faut rester très attentif aux évolutions récentes de l'épidémie. "J’entends les chiffres quotidiens, il y a la nécessité d’une grande vigilance et d’une adaptation possible des mesures. Nous ne sommes pas dans la situation de certains de nos voisins, comme l’Allemagne ou la Grande-Bretagne, mais il y a une préoccupation ! Il faut être extrêmement attentif et réagir rapidement."

"À ma connaissance, il y a une quarantaine de cas détectés du variant anglais, et trois du variant sud-africain", explique Alain Fischer. "C’est très peu, même si c’est forcément une sous-estimation de la réalité. L’information indiscutable c’est que ce variant circule dans notre pays, qu’il est plus contagieux et donc susceptible d’infecter plus de monde. En Grande-Bretagne, la flambée de l’épidémie est liée à la fois à ce virus variant mais aussi au virus tel qu’il est présent en France et partout dans le monde !"

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Faudra-t-il aussi, comme d'autres pays, fermer à nouveau les écoles ? "Ce qui est sûr c'est que la fermeture des écoles a des conséquences dramatiques notamment pour les enfants fragiles. On l’a vu au printemps dernier. Mais si à un moment donné, il s’avérait que la circulation du virus est telle chez les enfants qu'ils deviennent vraiment dangereux, il faudrait s’y résoudre, mais ce ne serait vraiment pas de gaîté de cœur."

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"La France a démarré plus tard, mais avec une priorité absolue aux personnes les plus fragiles"

Pourquoi un décalage avec les autres pays sur la vaccination, et un tel retard de la France ? "Il faut l’expliquer et se méfier un peu des nombres… Le nombre de personnes vaccinées chaque jour augmente, 45.000 hier, et le déploiement de centres de vaccinations, qui se fait à une vitesse accélérée, permettra d’augmenter encore ce nombre. La France a démarré plus tard, mais avec l’idée qu’il fallait (ce qui est hautement respectable) mettre une priorité absolue aux personnes les plus fragiles et les plus exposées, comme les personnes en Ehpad. Et la contrainte, c’est que ces personnes sont les plus difficiles à toucher, pour des raisons assez évidentes. Le ciblage des personnes en maison de retraite implique forcément un rythme plus lent."

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"Dans tous les pays, la problématique est la même : on dispose d’un certain nombre de doses de vaccins, qui va aller croissant, mais n’est pas infini", rappelle président du Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale. "À partir du moment où la quantité de vaccins disponibles est un facteur limitant, je pense que le choix de favoriser la vaccination des personnes les plus à risque de mourir ou d’avoir une infection grave, plutôt que de vacciner quelqu’un de 40 ans, est hautement justifié. En termes de bénéfices en santé, à savoir permettre à des personnes de ne pas mourir ou de ne pas être gravement malade, ce bénéfice est indiscutable. L’extension aux plus de 75 ans, c’est quand même 5 millions de personnes en France !"

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Il assure que plusieurs solutions seront mises en place jeudi, pour permettre au plus de gens possible se faire vacciner. "Il y aura un site internet dédié, un numéro de téléphone dédié, et sera envoyé à chaque personne âgée par la CNAM un “bon” qui permettra aux gens de s’inscrire. Il y a aussi des initiatives formidables où les gens mettent en place des équipes mobiles, pour vacciner à domicile."

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Justement, qui décide des personnes prioritaires ? "La Haute Autorité de Santé a, dans ses préconisations fin novembre, établi une liste des pathologies les plus graves qui justifient une priorité. Le ministère travaille sur cette question aujourd’hui, avec l’aide de nombreux experts médicaux, pour essayer de définir les malades qu’il faut vacciner tout de suite."

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  • Légende du visuel principal: Alain fischer © AFP / Joël Saget
Les invités
  • Alain FischerMédecin, professeur d’immunologie pédiatrique et chercheur en biologie, directeur scientifique de l’Institut hospitalo-universitaire Imagine depuis 2011, et titulaire de la chaire Médecine expérimentale au Collège de France
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