Roselyne Bachelot, ministre de la Culture, est l'invitée du Grand entretien de France Inter. Elle évoque la reprise progressive des événements culturels, notamment grâce au pass sanitaire qui permettra de prouver que l'on est vacciné, immunisé, ou testé négatif au Covid-19.

Est-elle dans le même état d'esprit que Jean Castex, qui assure qu'on "a le droit d'être optimiste" pour les semaines qui viennent ? "Je partage cet optimisme, et je l’ai même largement anticipé car je me bats depuis plusieurs mois pour que les conditions de protocole sanitaire nous amènent à ce modèle résilient. On est en train de le bâtir, il est possible parce que nous avons beaucoup travaillé au ministère de la Culture, parce que la vaccination, donc l’immunité de la population, progressent, ça nous permet de concilier la protection sanitaire et le fait qu’on ne peut pas vivre sans culture. Les gens aspirent à retourner au cinéma, au théâtre, dans les festivals, qui sont si importants."

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Des aides pour ceux qui resteront fermés, et pour ceux qui rouvrent

"L’épidémie nous a joué de sales tours, avec l’apparition de variants", rappelle Roselyne Bachelot. "Mais il faut y aller maintenant, à chaque fois que c’est possible. Mais ce n’est pas à moi de décider à la place des patrons de lieux culturels leur réouverture : ils ont chacun des contraintes, ils verront les choses de la meilleure façon. Mais beaucoup de dirigeants disent qu’ils veulent rouvrir, qu’ils ont faim de pouvoir se produire, comme les artistes et les techniciens. On les a toujours accompagnés financièrement, on va les accompagner pour compenser les pertes de chiffres d’affaires inéluctables."

Comment ces aides se poursuivront-elles ? "On intervient de deux façons : à la fois quand les salles resteront fermées, puisqu’il n’y a pas de raison de pénaliser ou de punir les gens ; et ceux qui décideront de rouvrir seront aidés de la même façon, Bruno Le Maire s’y est engagé. Mais si nous avons fait cette mesure progressive, avec des paliers, c’est justement pour éviter le “stop and go”. On rouvre les salles avec 800 personnes à l’intérieur, 1.000 à l’extérieur, des jauges de 35 %, tout ça jusqu’au 8 juin. Et à tout moment on peut, dans ce modèle résilient, allonger une période ou la rétrécir."

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"Pour les festivals, beaucoup vont rouvrir très vite, notamment les plus petits. Ce qui pose un problème sanitaire, ce sont les grands festivals de musique debout, dont certains ont déjà renoncé à la saison. À partir du 1er juillet, ils seront autorisés sans limite de jauge. Maintenant, il faut des protocoles sanitaires qui garantissent que la protection des personnes est assurée : la proposition de 4 m² par personne a été émise par des professionnels dans des groupes de travail que j’ai menés au ministère. Je comprends qu’il faille expertiser et mettre en pratique ces 4 m² !"

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"Trois possibilités pour le pass sanitaire : la vaccination, le test ou avoir été malade"

"Ce qui va beaucoup nous aider, c’est le pass sanitaire", explique la ministre. Elle était elle-même opposée à un pass vaccinal (qui n'est finalement pas la solution choisie). "Je suis militante de la vaccination, mais respectueuse de la liberté de se faire vacciner ou pas. Là, il ne s’agit pas d’un pass vaccinal, il faut le voir comme une procédure qui nous permet de raccourcir la progressivité de l’ouverture complète, et d’élargir les jauges, en particulier pour les spectacles debout. Il y a trois possibilités pour ce pass sanitaire : la vaccination, les tests, mais aussi si vous avez eu la maladie et que vous avez bien une immunité acquise."

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"J’ai déjà répondu à un certain nombre de questions des professionnels : les personnels, les bénévoles, les gestionnaires des festivals ne seront pas concernés par cette obligation du pass sanitaire", précise Roselyne Bachelot. "C’est illégal, et il n’est pas question de transiger sur cette question. Les pass seront vérifiés avec des lecteurs de QR codes, sur l’application TousAntiCovid ou sur un pass papier. Seuls seront visibles le fait que vous avez un pass sanitaire valide ou non, et les nom et prénom de la personne : il n’y aura aucun autre élément. Nous sommes en train de travailler sur la jonction entre le pass sanitaire et la billetterie, ce qui permettra de simplifier au maximum les dispositions."

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"Les blockbusters américains ne vont pas apparaître sur les écrans avant la rentrée"

Va-t-on vers un embouteillage de films français au cinéma, avec l'arrivée de dizaines d'œuvres "retardées" ? "Il faut se réjouir que nous ayons 150 films français qui soient là, en attente de spectateurs, que l’industrie cinématographique soit puissamment aidée dans notre pays, ce qui fait que nous sommes le seul pays européen à avoir encore une industrie cinématographique. J’ai autorisé les tournages et on a continué à aider l’industrie grâce au CNC. On a un peu un problème de riches dans cette affaire ! Pendant ce temps, les acteurs ont tourné, les techniciens ont été payés, etc. L’autorité de la concurrence a permis de déroger aux règles habituelles pour que des ententes soient faites sur la distribution des films. On a une sorte de fenêtre parce que les grands blockbusters américains ne vont pas apparaître sur les écrans avant la rentrée. On a vraiment trois mois qui vont nous permettre de montrer des films français, c’est une opportunité."

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"Certains ont demandé à pouvoir moduler la chronologie des médias pour aller sur des plateformes [de VOD]. C’est une solution qu’il faut accepter."

"Dans la période de reprise que nous vivons, nous avons choisi le système le plus protecteur pour les intermittents", rappelle aussi la ministre de la Culture, après plusieurs semaines de mobilisation de ces derniers. "Il y aura notamment une mesure spécifique pour les jeunes. Pour les intermittents, il y a une protection de 16 mois qui couvre toute la période de prolongation de l’année blanche mais aussi toute l’année 2022. Il faut dire que d’ores et déjà, même si l’on ne rouvrait pas les lieux de spectacle, 75 % des intermittents ont déjà leurs droits reconstitués. Ça va être sans doute beaucoup plus avec la réouverture des lieux culturels. On va regarder ça de façon régulière : s’il faut adapter le système, nous l’adapterons."

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  • Légende du visuel principal: Roselyne Bachelot © AFP / Thomas COEX / POOL / AFP
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