Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, est l'invitée du Grand Entretien de France Inter, avec Nicolas Demorand et Léa Salamé à 8h20.

Valérie Pécresse
Valérie Pécresse © AFP / Eric Piermont

"J’avais des choses à dire. Pendant 20 ans je me suis construit une carapace (...) Ce témoignage peut être utile pour les femmes, pour la droite et pour mon pays" explique Valérie Pécresse, qui publie "Et c'est cela qui changea tout", un livre d'entretiens avec la journaliste Marion Van Renterghem.

Sur son grand-père psychologue, qui fit reconnaître la dépression nerveuse comme une maladie : "Il m’a appris que la faiblesse, c’était toujours passager (...) J’ai vu ma grand-mère tenir au téléphone des gens qui tentaient de se suicider pendant que mon grand père appelait police-secours pour qu'ils interviennent".

Elle qui eut, plus jeune, de nombreuses envies de métier, comme psychologue (dissuadée par la longueur des études : "Je pense qu’il faut supprimer la première année de médecine), ou actrice (Un peu ronde, j’étais desservie par mon physique. Mais j’étais déjà bonne oratrice"), estime qu'"on ne peut pas faire de la politique si on ne s’intéresse pas aux autres".

Elle raconte aussi son tout premier entretien pour entrer en politique, menée par Dominique de Villepin qui lui assène :  "Vous ne ferez jamais de politique, parce que vous êtes une femme normale". 

"Ça explique pourquoi je me suis carapaçonnée. Et pourquoi je n’ai plus de téléphone fixe depuis 10 ans"

Sur l'attitude du gouvernement face à la réforme des retraites, et face à la crise sociale, dont la grève à la SNCF est l'un des révélateurs : "Si le gouvernement cède, ce sera très injuste"

"J’ai un désaccord avec Macron sur des sujets plus dur" affirme la président de la Région Ile de France : "Il faut un plan pour les banlieues, qui sont dans une situation explosive."

"Le gouvernement agit par touche homéopathique, la nation est en train de se fissurer"

Sur l'éventualité d'une primaire de droite : "À LR, Christian Jacob a été élu par [seulement] 50 000 électeurs. On n'a plus les réserves de voix nécessaires pour désigner un candidat à la présidentielle".

Rassembler la droite à Paris avec Rachida Dati en chef de file pour les prochaines élections municipales ?

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