Xavier Bertrand, président de la région des Hauts-de-France, est l'invité du grand entretien de 8h20.

Le vent de la colère

Quel regard porte le président des Hauts-de-France sur la politique économique et sociale menée par l'exécutif ? 

Xavier Bertrand est en colère devant le manque de soutien du gouvernement face aux entreprises en difficulté. 

Xavier Bertrand : "Je me suis déjà fait mon jugement. J’ai voté Macron au deuxième tour et après j’ai essayé de travailler avec ce gouvernement. A chaque fois la main tendue est restée dans le vide. Ils ne veulent pas travailler avec nous, leurs choix politiques ne sont pas efficaces." 

J’ai vu un gouvernement qui ne tient pas parole. C’est ma liberté –  mince ! – de dire ce que je pense.  

Xavier Bertrand cite des exemples, courriers en mains, de promesses non tenues, notamment dans le cas de l'entreprise Vallourec. Vallourec a annoncé fin février la fermeture de sa ligne de production sur ce site, en banlieue de Valenciennes, ce qui a déclenché une nouvelle colère des syndicats et des élus. A terme, 164 emplois devraient être supprimés.

Il y a un cynisme d’état. Ce que j’ai vu c’est que c'est la place des actionnaires et du pognon qui compte, sur l’affaire Vallourec…   Ils se foutent de qui !

Les Gafa ne payent pas assez d'impôts

Pour Xavier Bertrand, le vote sur la directive européenne pour les droits d'auteurs, "c’est un moment de vérité, où se joue notre liberté. Les Gafa utilisent leur puissance pour orienter un vote. J’espère que le vote sera positif pour préserver la liberté de création ; c’est une exception culturelle européenne. Il faut préserver et rémunérer les contenus. Il  y a une campagne d’intox comme c’est pas permis.  Les Gafa ne font rien contre l’islamisme et la radicalisation".

Affaire Benalla 

Après les déclarations de Nicole Belloubet, garde des Sceaux, sur l'instrumentalisation politique de l'affaire Benalla, Xavier Bertrand souligne le rôle important du Sénat. 

"Heureusement qu’il y a le Sénat pour y voir clair", note Xavier Bertrand. "On est reparti pour une tragi comédie.

Pourquoi Macron avait un garde du corps personnel ?  les gendarmes et les policiers ça ne suffit pas ?

Apprendre l'arabe à l'école 

14 000 enfants apprendraient l'arabe à l'école et 55 000 en dehors; la question c'est comment éviter que ce soit les mosquées salafistes enseignent l'arabe. 

ça ne peut pas être obligatoire ; il faut faire attention au communautarisme.

Pour Xavier Bertrand, il faut une offensive républicaine. Le projet du président Macron se fait attendre pour faire reculer les poussées communautaristes. 

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