Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, est l'invité du grand entretien de Nicolas Demorand et Léa Salamé à 8h20.

Sur le sentiment croissant de rejet des élites, qui cimente notamment le mouvement des "gilets jaunes", Fabien Roussel reconnait : "Je le sentais, ce rejet des partis politiques, des syndicats, cette manière de pointer les élites, [...] On met tout le monde dans le même sac".

"Je rencontre régulièrement les 'gilets jaunes'", explique le député du Nord, "ils se disent mouvement pacifique, à aucun moment je n’ai vu de mot d’ordre antisémite. On est victime de cette violence, c’est insupportable pour le débat".

Des questions du PC pour le référendum envisagé par le gouvernement ?

"J’ai fait le choix d’organiser des débats dès le début, pour écouter, pas pour faire, comme le Président, un “Macron-Show” explique Fabien Roussel en montrant les “cahiers d’Espérance” recueillis dans sa circonscription.

Le 16 mars nous irons à Matignon nous irons déposer ces cahiers et 10 propositions qui ont émergé de ce débat, dont augmenter les salaires, les retraites, de la justice fiscale, un plan pour les hôpitaux publics en souffrance...

"Macron a ouvert les portes de ce débat, s’il n’écoute pas ce qu’il se dit, c’est une bombe à retardement" estime le secrétaire du Parti Communiste, qui revient aussi sur le retour de la taxe carbone réclamée par des parlementaires : "Ils sont hors-sol (...) 20% seulement du produit de cette taxe sert à la transition écologique (...) Pourquoi on ne taxe pas Total, l’un des plus gros pollueur de France? Ces 85 députés se trompent de combat."

Sur l'union des listes de gauches aux prochaines européennes

Sur une liste d’union des gauches aux Européennes, répondant à une auditrice de gauche, désespérée à l'approche du scrutin :  "Non madame, il n’y a pas qu’une feuille de papier à cigarettes qui séparent les listes, nous avons des visions totalement différentes"

On ne mélange pas les torchons et les serviettes (...) Nous sommes différents sur les questions européennes, on assume ces différences

Quand le PC faisait 15% avant, la gauche avait d'autres couleurs

“Parti Communiste is back!” affirme Fabien Roussel, qui concède aussi que "Ça fait 11 ans que le PC n’a pas été présent à un scrutin  national et on le paye aussi". "Je vais continuer de rencontrer Benoit Hamon, je ne sais pas s'il ira au bout de sa votation citoyenne", dit le secrétaire national du PC, qui explique aussi discuter "toutes les semaines avec Jean-Luc Mélenchon pour lui demander de se détendre un petit peu, qu'on puisse trouver les contours d'un rassemblement ensemble. Et ça veut pas dire forcément fusionner dans des listes".

La FI a une conception du rassemblement pas très rassembleuse

Quand les députés font passer une loi pour afficher les paroles de la Marseillaise dans les écoles, et y mettre un drapeau français ? "L’école de la République, c’est celle de l’égalité des chances (...) mettre des drapeaux, c’est du cinéma".

La presse menacée

Sur le risque de disparition du journal "L’Humanité", voix historique du parti communiste, dont le père de Fabien Roussel était correspondant au Vietnam : "Ces journaux ne peuvent vivre que s’il y a l’aide publique (...) ceux qui ne peuvent vivre que de leurs lecteurs sont menacés".

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Fabien Roussel © AFP / Joel Saget
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