Europe, interdiction programmée du diesel, 14-18, géopolitique... La présidente du Rassemblement national est l'invitée du grand entretien avec Nicolas Demorand et Léa Salamé.

Si elle la soutient (et qu'elle y envoie bien entendu plusieurs lieutenants), Marine Le Pen ne participera pas personnellement à la manifestation du 17 novembre sur le prix de l'essence. "Je suis chef de parti, et comme je l'ai fait au moment de la Manif pour Tous, j'ai expliqué que la place d'un chef de parti n'est pas au sein des manifestations."

"Un certain nombre de personnes courent après ce qui est en train de se passer, après avoir eu sur cette manifestation des propos pour le moins prudents ou même des réserves et des distances", ajoute-t-elle en évoquant les politiques qui, eux, seront présents. "C'est leur problème. Je respecte le caractère apolitique de cette manifestation."

Elle estime également que les syndicats "sont décrédibilisés dans cette affaire". "Le rôle des syndicats, c'est de canaliser la colère, et de la faire stopper au moment où ils ont passé un accord avec le gouvernement".

"Un modèle qui consiste à faire fabriquer par des esclaves pour vendre à des chômeurs"

Plus largement, Marine Le Pen dénonce les méfaits de la mondialisation : "Jamais je n'ai eu autant raison qu'aujourd'hui. Le monde entier est en train de tourner le dos à la mondialisation sauvage et au libre échange. Il n'y en qu'un qui aujourd'hui à défendre ce modèle, c'est Emmanuel Macron."

Emmanuel Macron dont elle regrette aussi la décision d'aller vers le développement d'une armée européenne, qui a provoqué la colère de Donald Trump la semaine dernière. "Je n'ai pas compris le bellicisme d'Emmanuel Macron, qui n'a eu de cesse depuis son arrivée à l'Élysée que d'aggraver les tensions avec un nombre de pays de plus en plus important." 

Autre cible traditionnelle de la président du Rassemblement national : l'Union européenne. Sans pour autant réclamer clairement un "Frexit" : "La philosophie que je défends, c'est que la France et les Français ont le droit de décider par eux-mêmes, sans se soumettre à des décisions prises par des technocrates européistes non-élus. Ils sont aussi le droit d'être eux-mêmes, de défendre leur culture, leur modèle de vie, de s'opposer à une immigration massive qui ressemble à une submersion migratoire."

Enfin, elle vise également l'islam de France et la réforme prévue, notamment sur son financement, pour l'instant monopolisé par des investissements étrangers. "La loi française doit interdire le financement étranger des mosquées. La France est devenue le terrain de jeu des influences de toute une série de pays." Pour elle, c'est une question directement liée à la laïcité. "On ne touche pas à la loi de 1905, et même mieux que ça : on l'applique, ce qui n'est pas le cas. Il y a un certain nombre de collectivités qui financent par des moyens détournés le culte musulman et ça n'est pas admissible."

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Marine Le Pen © Radio France / Anne Audigier
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