Boris Vallaud, député des Landes et porte-parole du PS, est l'invité du grand entretien de Nicolas Demorand à 8h20.

Le président de la République a prononcé, hier, son discours sur la politique sociale du gouvernement. Quelle est la philosophie sociale d'Emmanuel Macron ? "Un pognon de dingue" pour des résultats médiocres ? Faut-il revoir la distribution des aides sociales et "responsabiliser" les français ? 

Politique sociale du gouvernement

Au sujet des annonces sur les remboursements des soins de santé, il se réjouit. Au sujet des aides sociales, il estime que "notre modèle social fait sortir 5 millions de Français de la grande pauvreté"

"On n’a jamais tout fait contre la pauvreté. On ne voit aucun droit nouveau, le CIF [Congé individuel de formation] est supprimé au profit d’un compte de formation, mais on divise son budget par deux. On dérive vers un régime libéral. Vous êtes responsables de votre destin, il y aura les gagnants et les autres ? On ne peut pas abandonner les gens à leur sort à leur maladie. On peut se poser la question de l’efficacité. On ne se construit pas un modèle nordique mais libéral anglo-saxon."

Le ruissellement 

"Le travail est émancipateur mais pas sans contrôle des milliards qu’on verse aux entreprises. Il faut se poser la question de l’emploi c’est important.

Mais si on prend l'exemple de la loi Elan sur le logement, elle ne va pas améliorer la situation des ghettos, plusieurs lois ont été contournées – loi Littoral, SRU, celle sur le logement accessible aux personnes handicapées…"

Italie, la crise de l’Aquarius

"Quand les gens se noient, on les accueille. Le bateau était plus proche de la France que de l’Espagne. L’Europe doit se saisir de cette crise migratoire avec une agence européenne.

Il faut 1 000 milliards pour une grande conférence de Paris sur cette crise comme pour l’environnement. On a su le faire pour la COP21, alors pourquoi pas pour les migrants ?

Privatisations 

"L’idée domine que le privé est mieux que le public. L’Etat a un rôle à jouer. Ces entreprises que l'on va privatiser rapportent des centaines de millions d’euros. On vend les bijoux de famille ; c’est une décision à courte vue."

Rassemblement des gauches

"Cette aspiration existe mais nous sommes dans un état de faiblesse. Il faut des idées neuves et beaucoup de travail, notamment sur la lutte contre les inégalités." 

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