Olivier Faure, Premier secrétaire du PS, est l'invité du grand entretien.

Retour sur les annonces présidentielles du 14 juillet

Prudent, le premier secrétaire du PS estime que Emmanuel Macron a fait un mea culpa auprès des Français, davantage sur "la forme que sur le fond" estimant que ces derniers n'ont pas compris un cap qu'il va pourtant maintenir. Olivier Faure qui se montre aussi sceptique lors de l'annonce de prochaines négocations, estimant n'avoir vu jusque là que "des mises en scènes de consultations" et pointe du doigt le manque de justice sociale du gouvernement, en particulier sur la question des dividendes accordés aux actionnaires d'entreprises : 

Darmanin au gouvernement

Alors que le président de la République a réaffirmé hier, lors de son interview du 14 juillet, son soutien à son nouveau ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, visé par une plainte pour viol et dont la nomination soulève la colère des associations féministes, Olivier Faure s'est indigné de la "conversation d'homme à homme" évoquée par Emmanuel Macron : 

Emmanuel Macron a défendu son ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, visé par une plainte pour viol, au nom de la "présomption d'innocence". "Evidemment la présomption d'innocence doit être garantie, mais ce n'est pas le seul principe en droit pénal, on doit aussi garantir l'équité et l'équilibre entre les parties", a assuré Olivier Faure.

"Comment voulez-vous qu'il y ait un équilibre entre les parties quand il y en a un qui devient ministre de l'Intérieur et qui va avoir toutes les remontées d'informations sur l'enquête et une femme qui est vilipendée par les soutiens du chef de l'Etat ?"

Olivier Faure a rappelé que "le ministre Darmanin a reconnu avoir échangé sa position de pouvoir contre un service" : "Vous imaginez si j'étais dans ma permanence chaque semaine à voir une femme arriver et lui dire : 'Ecoutez, je veux bien vous aidez pour tel ou tel dossier, mais il faudra passer par ma chambre d'hôtel'", s'est insurgé le patron du Parti socialiste. Olivier Faure a affirmé que "non, ce n'est pas normal de monnayer ses services dans la République française et ce n'est pas le motif d'une présomption comme cela l'a été pour monsieur Darmanin".

Vers une union des gauches et des écologistes pour 2022

"On a déjà vu la gauche se rassembler et à chaque fois, ça a plutôt produit" affime le secrétaire du PS, dans l'optique de la présidentielle. Mais se refuse à déjà voir un candidat, même s'il envisage "de préférence un socialiste". Il prévient toutefois : "À force de voir la charrue avant les boeufs, on finit toujours par se rater".

"Plutôt que de commencer par les écuries présidentielles, commençons par le projet pour se mettre d'accord. Il y a encore des divergences entre nous. Il y a des sujets sur lesquels nous devons avancer".

"Les choses changent, il y a un discours plus ouvert de la part des Insoumis" croit aussi reconnaitre Olivier Faure.

  • Légende du visuel principal: Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, invité de France Inter le 29 juin 2020 © Radio France / Radio France
Les invités
  • Olivier FaureDéputé de Seine-et-Marne, Premier secrétaire du Parti socialiste
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