"L’Union européenne est illégitime depuis le référendum de 2005" a estimé Nicolas Dupont-Aignan, tête de liste "Debout la France" aux élections européennes, mercredi matin sur France Inter. "Nous proposons l’Europe des nations libres et des projets concrets" a t-il ajouté.

"Cette Union européenne a défiguré la belle idée de départ et est entrain de finir, c’est une longue fin pénible parce que les dirigeants européens ne veulent pas entendre les peuples. Nous proposons la seule Europe qui peut marcher. L'Europe des nations libres et des projets concrets" a estimé Nicolas Dupont-Aignan, tête de liste "Debout la France" aux élections européennes, sur France Inter mercredi matin. Il propose le une Europe intergouvernementale, "à peu de pays", pour une coopération "thème par thème" avec le renvoi aux nations du contrôle des frontières, du budget et la concentration de l'activité de l'Union européenne sur des projets scientifiques, humanitaires et technologiques "pour peser face à la Chine et aux États-Unis".

Nicolas Dupont-Aignan dit "refuser la disparition de la démocratie" et dénonce les normes "imposées par des gens non élus" et des gouvernements "qui se couchent et en plus sont faibles". Il dénonce aussi la façon dont l'argent de la Politique agricole commune est répartie : "Ça suffit de voir la France payer une structure qui lui fait du mal" dit-il. "La France donnait 22 milliards d'euros en 2016 pour en recevoir 11. Je veux assécher le budget de cette technocratie qui vit de privilèges" poursuit Nicolas Dupont-Aignan. 

Le candidat de Debout la France assure qu'il est allié à 23 partis "d'eurosceptiques, modérés" avec qui il pourra travailler. "Quand on vote Rassemblement national, on est isolé à Strasbourg, c'est un fait. Quand on va voter Debout la France, on aura des alliés. Nous avons un groupe déjà établi, 23 pays pour peser à Strasbourg" dit-il.  

"Il est inadmissible qu’il y ait deux catégories de candidats"

Nicolas Dupont-Aignan a aussi dénoncé les conditions d'organisation du second débat des élections européennes organisé sur France 2 et France Inter, le mercredi 22 mai. Il sera découpé en deux parties, avec une première partie réservée aux listes aux plus grandes intentions de vote et au poids politique plus important, suivi d'une seconde partie avec les moins bien placés, avec une égalité de temps de parole. 

"Je regrette que l’on ne puisse pas participer à des débats communs" a-t-il estimé, dénonçant ce découpage et estimant cette répartition "contraire à toute déontologie", le "boycott de Debout la France" sur le service public et le fait que plusieurs têtes de liste soient remplacées par des chefs de partis. "C'est contraire à l'esprit de la loi électorale car il est inadmissible, que sur le service public, il y ait deux catégories de candidats" poursuit Nicolas Dupont-Aignan a qui Nicolas Demorand rappelle que, sur France Inter, le candidat de Debout la France a un temps de parole "équivalent aux autres candidats" et qu'il était l'homme politique "le plus invité" dans l'émission politique dominicale, Questions politiques. 

  • Légende du visuel principal: Nicolas Dupont-Aignan © AFP / Martin Bertrand
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