Benjamin Griveaux, Secrétaire d'État auprès du Premier ministre, porte-parole du Gouvernement, est l'invité du grand entretien de Nicolas Demorand et Léa Salamé à 8h20.

Garder le cap donné par Emmanuel Macron 

Après l'intervention du Président ce mercredi à la télévision, le porte-parole du gouvernement estime que "lorsqu'on transforme en profondeur le pays, cela appelle beaucoup de pédagogie, beaucoup de patience et d'écoute". Le souhait du président et du gouvernement est donc de se rapprocher du terrain. Les ministres doivent s'y rendre mais aussi "nos directeurs d’administrations centrales qui ont parfois une vision un peu parisienne,  un peu jacobine, de ce qui se passe en régions.

Il cite l’exemple de Xavier Bertrand dans les Hauts-de-France, "ce qu'il a mis en place était juste sur les transports... Le pays légal doit rencontrer le pays réel". 

En réalité, Benjamin Griveaux a cité l'auteur proche de l'Action Française Charles Maurras pensant citer l’historien et résistant Marc Bloch. En effet, l'expression, "Le pays réel " est utilisée par Maurras dans son livre "Pour un jeune Français" publié en 1949.

Benjamin Griveaux est devenu le sujet de railleries sur les réseaux sociaux. Le hashtag #citecommeGriveaux a même été créé

La France divisée

Selon lui, on considère que le discours politique se construit par antagonisme. On l’a fait pendant très longtemps et ce qu'il considère comme un abus à fracturer le pays.

Une fracture que l'on retrouve dans d'autres pays. Pour lui,le mouvement de gilets jaunes répond au sentiment d'abandon et d'absence de progrès. 

Au sujet des critiques faites par l'opposition sur la politique du gouvernement, "Nous faisons ce que nous avons dit que nous faisions" explique Benjamin Griveaux. 

Le diesel

Le porte-parole du gouvernement assure que notamment, grâce à l'abandon de l'ISF, les entreprises ont investi dans l'emplois et  que "On a créé des emplois industriels dans le pays, cela faisait 15 ans que ça n'était pas arrivé."

Pour lui, quand on investit dans les transports publics, c’est de l’écologie. "On peut pas saucissonner des politiques publiques. "

L’environnement, l’éducation, ont, explique-t-il, des budgets en augmentation.

"34 milliards d'euros c'et le montant du budget du ministère de la transition écologique" assure 

Poujadisme, antiparlementairiste,

Benjamin Griveaux revient sur ce que le président qualifie d'instrumentalisation politique.

Wauquiez, Morin, ruffin vont manifester "mais qu’on t-ils fait dans leur région depuis trois ans dans le secteur des transports ?" s'interroge le porte-parole.

"On ne fait pas un projet pour un pays en additionnant des peurs" prévient-il. 

Au sujet de la manifestation du 17 novembre, il assure que "la liberté de manifester et de circuler sont deux droits fondamentaux". 

La présentation du projet sur les mobilités sera  présenté à la fin du mois lors du Conseil des ministres et que le projet de programmation pluriannuelle de l’énergie sera dévoilé juste après.  

Il rappelle que la prime de 4000 euros sur les véhicules diesel fonctionne sur le rachat de voitures d’occasion. "Il y a des solutions et nous cherchons à accompagner nos compatriotes". Il assure que es gens s’emparent de cette mesure, les gens modestes et dans les régions.

Benjamin Griveaux explique que ce que le gouvernent  demande aux Français ce n'est pas de changer de vie du jour au lendemain. Pour lui, les mesures prises aujourd'hui, sont pour les générations d’après. 

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Benjamin Griveaux © AFP / Ludovic Marin
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