Réforme des retraites, réforme de l'assurance chômage, privatisation d'ADP, gilets jaunes... Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, répond aux questions de Frédéric Métézeau.

Philippe Martinez a réagi à l'annonce récente du groupe franco-belge Altifort, qui devait à une époque reprendre l'aciérie nordiste Ascoval, avant de se désister de manière inattendue, et qui s'avère être en cessation de paiements et redressement judiciaire. Chez Ascoval, près de 1500 salariés sont menacés. "On a besoin d'une politique réfléchie, avec des investissements", estime le secrétaire général de la CGT : 

Seuls 43% des chômeurs sont indemnisés, avec 1000 euros par mois, est-ce que ce sont des privilégiés ?

"Le rôle de Pôle Emploi c'est pas de réprimer les chômeurs, c'est de leur trouver du boulot" estime Philippe Martinez.

Lorsque le syndicaliste se retrouve interpellé par un auditeur, salarié favorable aux contrats courts, Philippe Martinez répond : "C'est précariser l'emploi plutôt qu'offrir des perspectives aux salariés, c'est pas comme ça qu'on finit sa vie professionnelle (...) Je parle des grandes entreprises, pas des artisans qui ont besoin de souplesse. On ne peut pas construire sa vie en étant précaire."

"À chaque fois qu'on fait des propositions, on nous dit 'vous êtes utopistes'. On rêve du verre bien plein, où tout le monde boit à sa soif"

  • Légende du visuel principal: Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, à la manifestation contre la réforme du code du travail à Paris, le 21 septembre. © Radio France / Hélène Fily
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