Manon Aubry, tête de liste LFI pour les élections européennes, est l'invitée du grand entretien à 8h20.

La tête de liste de la France insoumise aux élections européennes Manon Aubry, invitée de France Inter jeudi matin, fait un constat sur l'Union européenne aujourd'hui  : "Moi j'ai appris dans les livres d'Histoire que l'Union européenne devait être celle de la coopération, en réalité elle est devenue celle de la compétition". 

Pour elle, remettre en cause un certain nombre de traités européens est un préalable pour changer d'Europe sans pour autant suivre l'exemple anglais du Brexit. "C'est pas un Frexit [que nous souhaitons], sinon on dirait Frexit, ce serait plus simple et on ne passerait pas autant de temps à expliquer notre position".

Interrogée sur la volonté de dénonciation de l'accord d'association entre l'UE et Israel, une proposition qui figure page 26 du programme de LFI, Manon Aubry répond: "je n'ai pas l'argument, faudrait vérifier". Relancée sur ce sujet, elle ajoute: "Pour cesser de nourrir ce conflit israélo-palestinien, il faut faire en sorte qu'on arrête d'acheter ces produit".

Pour la tête de liste LFI, la question environnementale et au centre de tout et on n'a plus le temps : "On n'a plus le temps d'attendre 12 ans pour changer les choses, on a d'ailleurs déposé à l'Assemblée nationale une résolution demandant un état d'urgence climatique et écologique."

Manon Aubry évoque le risque d'un taux élevé d'abstentionnistes et aussi le danger selon elle d'une comparaison ou d'un rapprochement fait par les médias entre RN et FI : "Le jeu qui consiste à rapprocher le Rassemblement national et la France insoumise est extrêmement dangereux pour la démocratie, parce qu'aujourd'hui tout nous oppose : nous sommes un rempart à l'extrême-droite sur le terrain." 

  • Légende du visuel principal: Manon Aubry © AFP
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