Le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer est l'invité du grand entretien à 8h20.

Jean-Michel Blanquer
Jean-Michel Blanquer © AFP / Régis Duvignau

Malaise dans l'Éducation nationale 

200 directeurs et directrices d'école ont adressé en début de semaine une lettre ouverte au ministre de l'Éducation nationale pour lui réclamer des mesures concrètes d'amélioration de leurs conditions de travail. La lettre intervient près d'un mois après le suicide de Christine Renon, une directrice d'école de Pantin. Le ministre rappelle qu'il _"n'y a pas plus de suicides dans [_l'enseignement] qu'ailleurs", et que son souci c'est le "bien-être des personnes", que le dialogue social qui s'est déroulé toute l'année dernière a abouti à  "la gestion des RH de proximité". 

Jean-Michel Blanquer espère faire des annonces au retour des vacances scolaires de la Toussaint. 

Il a listé trois priorités : "Moins de tâches administratives pour les directeurs d'école, plus d'aide pour le quotidien notamment pour la relation avec les familles et une plus grande reconnaissance du métier, ce qui est la discussion la plus complexe parce qu'elle renvoie au statut juridique que nous donnons au directeurs d'école"

Il y aura de l’aide supplémentaire pour les directeurs d’école" qui sera annoncée bientôt, a déclaré mercredi sur France Inter le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer. "Mais ça ne sera pas au travers d’emplois aidés", a-t-il ajouté.

Au maire du Pré Saint-Gervais (au moment des questions des auditeurs), qui invite le ministre à se rendre sur place, après le suicide de Christine Renon et le meurtre d'un lycéen au Lilas, Jean-Michel Blanquer répond qu'il se rendra sur place. 

"Venez vivre les choses comme nous nous les vivons", lui a demandé en direct le maire du Pré Saint-Gervais, Laurent Baron. "Merci pour l’invitation, je viendrai bien entendu".  Le premier ministre s’exprimera début novembre sur le plan Seine-Saint-Denis, avec des mesures éducations et sécurité. "Je connais les difficultés, et  nous arriverons à les résoudre si nous sommes unis, c’est le sens des cités éducatives.  On me parle beaucoup de sécurité, ma mission c’est la prévention sur ces sujets. Je viens en parler avec vous avec grand plaisir. " a complété le ministre de l'Education. 

Le voile n'est pas un "sujet très important"

Le sujet du voile porté par des mères lors des sorties scolaires a été relancé lorsqu'un élu du Rassemblement national (RN) a pris à partie une mère voilée lors d'une séance du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté vendredi.

"J’ai condamné fermement ce qui s’est passé" lors d'une séance du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, a déclaré mercredi sur France Inter le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer. "La loi n’interdit pas" le port du voile lors des sorties scolaires, a-t-il ajouté.     

Pour le ministre, "ce sujet n’est pas un sujet très important et je n’ai cessé de le dire. Il y a des sujets beaucoup plus importants relatifs à la laïcité". Sur la laïcité à l'école, "je suis sur la ligne de Jules Ferry et de Jean Zay. Je ne me laisserai pas impressionner par des gens qui défendent le communautarisme", a-t-il indiqué.    

Sapristie ! Ne comptez pas sur moi pour avoir honte du modèle républicain français

Jean-Michel Blanquer a ajouté qu'il "ne peut pas se réjouir" du port du voile car sinon "il faudrait qu'il abandonne [s]es convictions".  Le ministre de l'Education nationale avait affirmé dimanche que "la loi n'interdit pas aux femmes voilées d'accompagner les enfants" mais que "le voile en soi n'est pas souhaitable dans notre société".    

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