Eric Woerth, ancien ministre et député LR de l'Oise, est le Président de la commission des Finances. Pour commenter les nouvelles annonces sociales du gouvernement Philippe après la crise des 'gilets jaunes', il est l'invité du Grand Entretien de France Inter.

Pour Eric Woerth, "la décrue des manifestants ne veut rien dire sur le mouvement , c'est une autre forme de colère".   

Il faut qu'il y ait une rupture avec la façon de gouverner  

"Il ne fallait pas de hausse du smic, ce serait créer encore plus de pauvreté et de chômage; il faut que le financement en face soit solide, ce qui n'est pas le cas" estime le député LR. "Avoir augmenté de cette manière la CSG, ce n'était pas dans le projet, ce n'est pas normal. Augmenter le pouvoir d'achat des actifs, ça passe par les salaires" 

Nous allons demander d'annuler la mesure 2018 de la CSG pour tous les retraités 

"Ce n'est pas avec une prime qu'on règle le problème dans les années qui viennent, ça passe par la baisse de la dépense publique, ce qui est difficile à faire mais qu'on doit faire a un moment donné", poursuit Eric Woerth qui rappelle que la "prime d'activité est une création de Nicolas Sarkozy, c'est l'ancien RSA" 

Nicolas Sarkozy, reçu dernièrement par Emmanuel Macron, est-il devenu l'un de ses "conseillers officieux"?  "C'était un président actif et qui a fait beaucoup de réforme" explique Eric Woerth. 

Quid d'une prime pour les fonctionnaires ? "L'état n'a pas d'argent" répond, lapidaire, le député : "Je suis opposé à toute mesure qui retarde la baisse d'un impôt sur les sociétés.  Plus les entreprises françaises iront mieux, plus elles investiront sur les salaires."

Pour Eric Woerth, la crise des 'gilets jaunes', pour le gouvernement, "n'est pas un tournant, c'est un tête à queue", une rupture avec ce que le gouvernement a dit jusqu'à présent" : "Ces 18 derniers mois, on a pas baissé les déficits de façon structurante, baisser la dépense, c'est plus d'argent dans la poche des consommateurs et dans celle des entreprises pour investir."  

Sur la désaffection LR dans le débat public :  "Je ne m'associe pas au bashing [dont est victime] Laurent Wauquiez".  

A propos du débat lancé sur l'immigration : "On est passé du grand silence au grand débat. Je ne suis pas sûr que le gouvernement retienne [quelque chose] d'un débat tout azimut." 

Aujourd'hui la majorité parle à la majorité. Ce n'est pas une démocratie très mature

Les invités
L'équipe
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.