Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, est l'invitée du Grand Entretien de Nicolas Demorand et Léa Salamé à 8h20.

Après la démission du chargé de mission sur la réforme des retraites Jean-Paul Delevoye, Agnès Buzyn, la ministre de la Santé qui pilote aussi cette réforme, a réagi : "Il part dignement et je souhaiterais que nous puissions parler du fond".

"Nous cherchons quelqu'un un qui connaisse bien le dossier (...) La personne sera nommée avec moi, nous porterons la réforme, je me sens en responsabilité (...) Ça reste au ministère de la Santé".

Sur le déblocage de la grève des transports pendant les fêtes de Noël: "C’est de la responsabilité de tous, j’ai confiance dans la capacité de tous de dialoguer (...) Il est impératif que les Français soient tranquilles pour les fêtes".

"Les Français commencent à concevoir que le format de la réforme est un format de justice sociale (...) je pense notamment aux femmes, aux agriculteurs"

Agnès Buzyn explique aussi les choix du gouvernement dans le financement de cette réforme des retraites , notamment sur le refus de hausser les cotisations sociales : "Le gouvernement pense qu’il ne faut pas baisser le pouvoir d’achat", sur une hausse des cotisations patronales : "Ça réduirait la compétitivité". 

"Ce qu’a fait le gouvernement est un choix par défaut, une façon d’équilibrer le système. Ce qui aurait été simple aurait été de laisser les partenaires sociaux se débrouiller entre eux. Là, c’est un équilibre en soi, avec un droit nouveau".

"Je ne souhaite pas qu”il y ait des gagnants et des perdants dans cette négociation (...) Ce qui compte, c’est que les Français comprennent que cette réforme est bien pour eux (...) Je suis persuadée qu’il faudra travailler plus longtemps, ceux qui disent qu’on peut revenir à la retraite à 60 ans mentent aux Français."

"Aujourd’hui,  tout le monde sait que l’âge pivot de 64 ans sera atteint dans cinq ans pour la majorité des retraités du régime général"

"Redonner du sens à l'hôpital public"

"Je suis la personne la mieux placée pour redonner du sens à l’hôpital public. Je me suis engagée à avoir des budgets en hausse pour les hôpitaux (...) Aujourd’hui, tout ce qu’ils gagnent part dans les banques rembourser la dette."

"Pour renverser la tendance il faut du temps, l’urgence pour moi, c’est que les crédits arrivent (...) Les hôpitaux ont besoin d’investir"

  • Légende du visuel principal: Agnès Buzyn annonce au micro de Nicolas Demorand que l'ancien Levothyrox sera disponible dans 15 jours © Radio France / capture d'écran
Les invités
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.