Benoît Hamon, ex-candidat à la présidentielle de 2017 et fondateur de Génération·s est l'invité du Grand Entretien de France Inter à 8h20.

Grand débat

Pour le chef de file de Génération·s, il faut reconnaître aux Français leur "ténacité. Ils ont, selon lui insisté, pour que le Président de la République ouvre ce débat, qui sera vertueux s’il permet "de dialoguer à nouveau".Mais pour l'ancien candidat à l'élection présidentielle, le problème est que le chef de l'État parle de tout, "sauf de ce avec quoi il n'est pas d’accord".

Pour Benoit Hamon, la fiscalité est traitée comme "un troc" dans sa lettre aux Français. Et la question selon lui fondamentale de la répartition n’est pas évoquée.

Le débat est mal parti parce qu’il y a des lignes rouges

L'ancien socialiste estime que l'intervention d'Emmanuel Macron pendant 7 heures devant les maires était une "belle performance en terme de communication politique" mais "cela ne suffit pas".

Si on ne touche pas à la répartition des richesses on ne s’en sortira pas

Il annonce qu'il va répondre aujourd’hui même au président par écrit. Pour Benoît Hamon, le débat doit tout aborder, notamment la réflexion d'une VIème République, une vraie taxe pollueur-payeur, en faisant payer les "véritables pollueurs" comme l’entreprise Total.

Sur l’ISF, le chef de file de Génération·s estime que le Président a  tort et que les plus riches dans notre pays ne paient pas assez d’impôts. "Quand vous avez un hôpital qui se tiermondise, ces quelques milliards d’euros sont utiles". 

Au sujet des débats sur la limitation à 80 kilomètres heures Benoit Hamon s'étonne : "C’est étrange que l’on se dise : 'On va sauver des vies' puis finalement on aménage les choses parce que ces vies-là n’ont plus la même importance !?"

Sur le Brexit

L'impossible union des partis de gauches aux prochaines européennes

On a suffisamment piétiné le drapeau de la gauche

"La liste que je porterai sera la seule liste de gauche". Pour Benoît Hamon, il ne faut pas dissocier l’écologie du social et  on ne peut pas changer de stratégie sans cesse. 

Je conduirais une alliance citoyenne aux Européennes, traitées avec beaucoup de négligence et de légèreté. Il y a un espace pour une réponse de gauche

Face à la faiblesse des résultats de son mouvement dans les sondages, il invoque sa naissance récente : "Notre mouvement a un an, personne ne le connait. "

Personne en France aujourd'hui ne sait de quoi on parle quand on dit 'Génération.s', c'est pour ça que je m'engage

L'ex- candidat à la présidentielle de 2017 ne veut surtout pas faire une "liste de partis de gauche en panique". Benôit Hamon se refuse à partir dans la confusion sur une alliance de tout et son contraire, et ajoute qu'il faut savoir sur quel combat se mobiliser. A ses yeux, les stratégies sont au moins aussi importantes que les programmes. 

  • Légende du visuel principal: Benoît Hamon © Radio France / Anne Audigier
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