Jordan Bardella, vice-président du RN, député européen, tête de liste du RN pour les élections régionales en Ile-de-France, est l'invité du Grand entretien de France Inter.

Il évoque d'abord les conclusions d'une enquête de police tout juste publiés dans le Journal du Dimanche, qui estime que Marine Le Pen était au cœur d'un "système de détournement de fonds européens à son profit, par le biais d'emplois fictifs d'assistants parlementaires". “Ce dossier est à l’instruction, ça fait cinq ans qu’on nous ressort cette affaire à chaque fois à un mois d’une élection. On nous a fait le même coup aux européennes, aux municipales, à la présidentielle. Les plus éclairés y verront un lien systématique avec le calendrier électoral, qui vise à remettre cette affaire sur la table. S’agissant du JDD, il n’y a rien de nouveau” sauf, justement, le fameux rapport policier dont les conclusions viennent d’être publiées.

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“Le Parlement européen estime que les assistants parlementaires doivent être des fonctionnaires européens : nous considérons qu’ils doivent être également des militants politiques", explique Jordan Bardella. "Et c’est vrai que nos assistants parlementaires font aussi de la politique, sont aussi responsables départementaux, candidats aux élections et parfois même élus. Lorsque TF1 affirme que le garde du corps de Marine Le Pen était payé 9.000 euros, c’est un mensonge, ce n’est pas vrai. Ces 9.000 euros ont été versés au tiers payant, que le garde du corps de Marine Le Pen n’a jamais touché. Il a été assistant parlementaire !”, assure-t-il.

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“Je m’étonne qu’à quatre semaines des élections, alors que le Modem est également concerné par ce type de reproches, non pas de la part de la justice mais du Parlement européen, personne n’en parle. La France Insoumise est également concernée. Le Parlement européen nous considère comme des ennemis politiques.”

Pour lui, il est possible qu'Éric Dupond-Moretti, envoyé comme candidat aux régionales dans les Hauts-de-France, ait aussi un rôle dans cette affaire initiée avant son arrivée au gouvernement. “Lorsque nous avons un garde des Sceaux qui matin, midi et soir, utilise tous les moyens à sa disposition pour battre le Rassemblement national, je m’interroge sur sa probité et sur l’étonnante concordance du calendrier entre ses déclarations et la proximité des élections régionales. Nous répondrons sur ce dossier à la justice française mais pas au Parlement européen.”

“Il existe en France ce qu’on appelle la présomption d’innocence, on nous a fait le même coup pendant 5 ans sur les accusations d’escroquerie sur les comptes de campagne, dont nous avons été totalement lavés et blanchis par la justice française.”

"Comme on ne peut plus avoir de débat sur le fond, on va chercher dans tous les placards"

“Je comprends bien qu’un certain nombre de sondages, qui nous donnent gagnants dans un certain nombre de régions, qui nous donnent très hauts au second tour de l’élection présidentielle, dérangent", poursuit Jordan Bardella. "Comme on ne peut plus avoir de débat sur le fond, on va chercher dans tous les placards d’éventuels dossiers ou reproches qui pourraient nous être faits. Nous avons une dette qui est peut-être plus importante que les autres partis politiques, parce que Marine Le Pen lors de la dernière présidentielle a été la seule candidate à qui les banques françaises ont refusé de faire un prêt."

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"Nous sommes à chaque élection intermédiaire, chaque scrutin local, le seul mouvement politique pour lequel les banques refusent de nous faire un prêt. Lorsque nous devons nous passer des banques, nous devons faire des emprunts, contracter des prêts auprès de nos électeurs ou de sympathisants. Ce n’est pas très grave, parce que nous arrivons à nous en sortir. Je rappelle que le président de la République s’était engagé sur une banque de la démocratie, pour permettre le financement des partis politiques : cette promesse n’a pas été tenue. En politique, l’argent est le nerf de la guerre. Ça pose un problème de démocratie.”

"Je fais une différence entre la défense de la cause palestinienne et la défense du Hamas"

Que pense-t-il de l'interdiction de la manifestation en soutien aux Palestiniens ce samedi à Paris ? “Je vois deux problèmes : le premier c’est le nombre de gens dans notre pays qui soutiennent les thèses islamistes d’un mouvement terroriste comme le Hamas, et qui participent aussi de cette logique séparatiste dans notre pays. Et de l’autre côté, il y a tous ceux qui soufflent sur les braises : moi je vois toute une partie de la gauche qui a sombré dans l’islamo-gauchisme, qui était Charlie il y a encore quelques années, qui se retrouvent aujourd’hui à courir après un mouvement terroriste.” 

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“La cause palestinienne est un prétexte pour beaucoup pour affirmer à la fois son antisémitisme et sa haine et son rejet de la France et de la République. Je fais une différence entre la défense de la cause palestinienne et la défense du Hamas. En l'occurrence, samedi dernier, il s’agissait d’une manifestation de soutien au Hamas”, considère le porte-parole du RN.

“Sur le fond, ça fait 60 ans qu’on cherche une solution à ce conflit. Rien ne justifie qu’une pluie de roquettes tombe sur des femmes et des enfants dans une nation qui a droit à sa sécurité. Il est difficile d’entamer des discussions avec les fanatiques du Hamas.”

"C’est un peu “sauve qui peut” dans la majorité"

Comment explique-t-il l'envoi de plusieurs ministres au front sur des listes LREM pour les régionales ? “Monsieur Macron veut la peau d’un certain nombre de personnes, dont Xavier Bertrand. Je pense que LREM est à la ramasse dans ces élections régionales, que probablement ils ne passeront pas les 10 %, le seuil nécessaire pour accéder au second tour, dans un certain nombre de régions. C’est un peu “sauve qui peut” dans la majorité. Je dis aux Français : donnez-nous la possibilité de vous montrer ce que nous sommes capables de faire. Dans un certain nombre de villes, les électeurs l’ont fait, ils n’ont pas eu à le regretter.”

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Sur les régionales, justement, il met sans surprise la sécurité en haut de sa liste de priorités : “Madame Pécresse a eu la main molle en matière de sécurité, et il n’y a pas un Francilien qui peut affirmer aujourd’hui qu’on vit mieux qu’il y a 5 ans aujourd’hui", assure Jordan Bardella. "Tous les chemins idéologiques mènent au Rassemblement national : moi je lui ai demandé de me rendre mes fiches, parce qu’on voit bien qu’à quelques semaines des élections les Républicains viennent toujours chasser sur les terres du Rassemblement national pour faire le contraire lorsqu’ils sont aux responsabilités. Madame Pécresse le fait probablement pour faire oublier qu’elle a été la ministre du Budget de Nicolas Sarkozy, où elle a procédé à la suppression de 12.500 postes de policiers et de gendarmes sur le quinquennat.”

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  • Légende du visuel principal: Jordan Bardella dans le studio 521 de France Inter le 13 janvier 2020 © Radio France /
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