Olivier Véran, le ministre de la Santé et de la Solidarités, est l'invité du Grand Entretien de la matinale de France Inter avec Nicolas Demorand, Léa Salamé et les questions des auditeurs.

Olivier Véran
Olivier Véran © Radio France

"L’épidémie, c’est un fait, progresse dans notre pays avec une courbe de croissance du nombre de malade assez similaire à nos voisins avec des territoires ou départements épargnés et à l'inverse d'autres régions où le virus circule très rapidement", a détaillé Olivier Véran, invité de France Inter mardi matin. Au lendemain de l'annonce de la mise en place d'un confinement général du pays pour au minimum quinze jours par le président de la République, le ministre de la Santé expliques que ces mesures sont "les même que celles appliquées en Italie et en Espagne". 

"Je vous parle sans aucune difficulté de confinement, mais je l’ai dit hier soir, plutôt que de s’attacher à un mot, il faut s’attacher aux actions qui doivent changer et sauver la vie des Français. Ce qu’on attend d’eux c’est qu'ils restent à la maison, qu'ils réduisent au strict minimum leurs interactions sociales, leurs activités", a exhorté Olivier Véran. 

En Italie, l'absence de nouveau cas constatée "après 8 à 12 jours" de confinement

"Le profil épidémique du coronavirus fait qu’il faut plusieurs jours pour que le virus s’arrête de circuler. En Italie, certains territoires ont constaté l’absence de nouveaux cas au bout de huit à 12 jours", à précisé Olivier Véran. "On est partis sur au moins deux semaines de confinement, on sait que c’est une période nécessaire pour bloquer la circulation du virus."

Le ministre de la Santé a assuré que la transparence était "totale" du côté du gouvernement : "Lorsqu'il y a des informations à donner aux Français je les partage totalement et pleinement. Les experts nous disent que 15 jours sont nécessaires et si nous voyons que la situation s’est apaisée et que nous pouvons lever les mesures, nous le ferons. Si je devais donner un autre chiffre, je le dirais et je n’aurais aucune raison de le cacher."  

Des lits de réanimations prêts à servir

Olivier Véran a confirmé que certains territoires étaient "proches de la saturation". "Nous allons soutenir les hôpitaux, du côté de Mulhouse et de Strasbourg. Ce matin même, des hélicoptères du service de Santé des Armées sont en train d’opérer un transfert des malades graves et jeunes" vers d'autres hôpitaux du pays. Le ministre a aussi expliqué  disposer par exemple de 2000 lits de réanimation à Dax (Landes) en plus de l'installation d'un hôpital de campagne en Alsace. 

"Ce n'est pas parce qu'on est proche de la nature qu'on n'est pas moins proche du virus"

"L’exode pose la question de la dissémination du virus dans d’autres territoires", a regretté Olivier Véran, à propos des nombreux citadins ayant fait leurs valises pour quitter les grandes villes, comme à Paris. "Je demande aux gens d’être particulièrement responsables quelque soit leur endroit de résidence. Ce n’est pas parce qu’on est au bord de la mer ou plus proche de la nature qu’on n’est pas moins proche du virus."

Les invités
  • Olivier VeranHomme politique, ministre de la Santé, ex-député LREM de l’Isère, neurologue au CHU de Grenoble
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