Jean-François BALAUDÉ, Président de l'Université de Nanterre est l'invité de Marc Fauvelle

Jean-François Balaudé, Président de l'Université de Nanterre est l'invité de Marc Fauvelle à 8h20. Blocage reconduit à Nanterre, nouvelle demande d'intervention des forces de l'ordre à Tolbiac, confusion sur le campus de Paul-Valéry à Montpellier, le mouvement de protestation dans les facultés se poursuit.  v

Quatre universités sur environ 70 sont toujours bloquées et neuf sites perturbés (sur environ 400) par des étudiants opposés à la loi réformant l'accès à l'université. 

Nanterre compte 34 000 étudiants. Pour Jean-François Balaudé, les blocages ne peuvent pas se poursuivre, je voudrais convaincre qu’il faut une discussion collective pour avancer. Nous trouverons les solutions pour permettre la validation sans contexte des diplômes avec leur pleine valeur. 

Qui bloque ? Actuellement ce sont des étudiants de l’université ; et il y a discrètement des soutiens de personnes extérieures à l’université ; ce sont sûrement elles qui ont organisé l’occupation d’un bâtiment le 9 avril, explique Jean-François Balaudé. 

Faut il des CRS dans les universités ? 

Plutôt que l'intervention de CRS, Jean-François Balaudé s'attelle à réunir toutes les instances légitimes de l'université et espère la tenue d'états généraux sur la question de l'entrée à l'université. Mais il regrette que la situation soit parfois très critique dans certaines facultés. A Tolbiac et à Toulouse  par exemple, 

C’est désolant et problématique. L’université devient autre chose.

L’université, c’est pour tout le monde ou "pas pour pour tout le monde", comme le dit Emmanuel Macron ? 

Elle a vocation à être très ouverte mais nous avons laissé se mettre en place une sélection par l’échec ; on a un vrai problème

Parcours sup en question ? 

Parcours sup n'est pas un système de sélection. Les procédures de parcours adapté visent à aider les plus fragiles. 

Oui je le crois, dès lors qu’on arrive à en discuter sans gauchissement. Le raccourci qui s’est imposé c’est que la loi met en place la sélection à l’université. Mais nous pensons que c’est une orientation active. 

Il signale qu'il y à 68 000 vœux de candidats qui veulent aller en L1  pour 6500 places. 

Les invités
L'équipe
  • Marc FauvelleJournaliste, présentateur des journaux de 6H30 et 8H, en semaine
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