Professeur Arnaud Fontanet, épidémiologiste à l'Institut Pasteur, membre du Conseil scientifique, et responsable de l'étude ComCor sur les lieux de contamination du Covid-19, est l'invité du Grand entretien de France Inter.

L'étude de l'Institut Pasteur, en partenariat avec la Caisse nationale de l’Assurance Maladie (Cnam), Santé publique France, et l’institut IPSOS, présente les résultats de l’étude épidémiologique ComCor sur les circonstances et les lieux de contamination par le virus SARS-CoV-2. L’objectif de cette étude est d’identifier les facteurs sociodémographiques, les lieux fréquentés, et les comportements associés à un risque augmenté d’infection par le SARS-CoV-2. 

Pour Arnaud Fontanet, les choses sont assez claires : "tant que plus de la moitié de la population n’aura pas été immunisée, le virus continuera de circuler. Aujourd'hui 10% des personnes ont été infectées. Dès qu’on relâche un peu la pression, le virus se remet à circuler. Il n’est pas exclu qu’il y ait un facteur météorologique, mais les mesures de contrôles, (gestes barrières et distanciation) sont efficaces". 

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L'étude de l'Institut Pasteur montre que sur 25000 personnes, 44% des personnes savaient qui les avait infectées. Ce sont donc des personnes que l’on côtoie. "Hélas ça se passe en famille ou avec des amis, et dans plus de la moitié des cas, ce sont des repas, même en milieu professionnel".

Menu de  Noël : table séparée, aération toutes les heures

Arnaud Fontanet donne des recommandations pour Noël et les fêtes de fin d'année. 

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"On sait depuis longtemps que les contacts famille amis, et sans masques, sont des circonstances de transmission. On peut se voir à Noël , mais pas trop nombreux, et sur les moments critiques des repas, là il faut prendre des mesures. Pas trop de personnes sur la même table, et pour les fragiles, il faut se mettre sur une table à côté. On aère 5 à 10 minutes toutes les heures." 

Au lendemain d'une journée où 18000 cas ont été comptabilisés, le professeur Fontanet s'attend à une situation très tendue pour le premier trimestre 2021. On rentre dans une période à risques, avec les courses de Noël et les brassages de générations. L'effet des vaccins ne se fera sentir que vers la fin du premier semestre. "Je suis redevenu optimiste pour la fin 2021" explique-t-il. 

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Les vaccins, sans hésitation

Alors que Nicolas Dupont-Aignan déclarait jeudi 17 décembre sur France Inter, que certains éminents épidémiologistes ne se feraient pas vacciner, citant Axel Kahn, ce dernier dément et demande que soit précisé qu'il se fera bien vacciner. Pour Arnaud Fontanet, c'est "sans hésitation" qu'il se fera vacciner. "Les effets indésirables graves surviennent dans 1 cas pour 50 000", précise-t-il. 

"Ces vaccins ont une bonne, très bonne efficacité" ajoute-t-il, et "d’autres vaccins viendront, et j’espère que d’ici fin 2021, on aura un panel de vaccins différents pour cibler différents types de population". 

"Le vaccin c’est notre meilleure chance de retrouver une vie normale"

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Lieux culturels et restaurants toujours fermés pour l'instant

L'étude montre peu de contaminations dans le métro. "Cela laisse entendre que les gestes barrières protègent" explique Arnaud Fontanet. "Dans le métro, c’est difficile d’être à un mètre, mais si vous faites attention au masque et à l’hygiène des mains, la distance physique, et bien finalement on n’a pas détecté de transmission. Mais attention soyons prudents, c’est encourageant quant à l'efficacité gestes barrière"

"Malheureusement les bars et restaurants sont des lieux de contaminations fréquentes" selon Arnaud Fontanet. "Le virus peut circuler par aérosols en plus des postillons. Avec des précautions très rigoureuses on pourra imaginer un réouverture progressive mais au moment où ça circule fort, ce sont des lieux vraiment à risque."

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Selon l'étude aucun lieu culturel ne présente d’augmentation de risques. Mais précise le professeur Fontanet, "cette étude n'est pas représentative de l’activité de ces lieux en routine. Tout est question de flux. Ce qui me fait peur c’est le moment où les gens se rendent dans ces lieux, et au moment où ils en sortent que ce soient des commerces ou dans les cinémas". 

"Je conseille de ne rien changer car on est dans une période tendue, et les trois semaines qui s’annoncent seront difficiles ; donc là il faut être prudent." estime Arnaud Fontanet. Il considère qu'on pourra peut-être rouvrir "secteur par secteur", mais  "d’ici le 15 20 janvier ça me semble difficile".

  • Légende du visuel principal: Arnaud Fontanet © AFP / STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Les invités
  • Arnaud FontanetDirecteur de l'unité d'épidémiologie des maladies émergentes à l'Institut Pasteur de Paris
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