Olivier Faure, député socialiste de Seine-et-Marne, Premier secrétaire du Parti socialiste, est l'invité du grand entretien.

Alors que le haut-commissaire à la réforme des retraites dévoile ce jeudi ses préconisations pour le "futur système universel" promis par Emmanuel Macron, Olivier Faure dénonce un tour de "passe-passe" de la part du chef de l'État. "L'engagement était de ne pas toucher à l'âge légal.  Mais en fait cet 'âge pivot' va conditionner l'âge de départ. Si vous voulez partir avec une retraite à taux plein, vous devrez attendre 64 ans", souligne le premier secrétaire du PS.

Olivier Faure demande aussi à ce que la notion de pénibilité soit réintroduite. 

Au lendemain de la réunion au Sénat de grandes figures du PS, parmi lesquelles Lionel Jospin, François Hollande ou encore Jean-Marc Ayrault, Olivier Faure estime par ailleurs que "tout le monde a sa place dans l'avenir de la gauche. Il ne s’agit pas d’aller chercher un bouc émissaire", juge-t-il.

Concernant l'affaire Benalla et les révélations de Mediapart concernant François de Rugy, Olivier Faure estiment que "cela nous dit quelque chose du syndrome de la toute-puissance. Ces gens pensent, parce qu’ils sont le nouveau monde, qu’ils ont la possibilité de ne plus avoir de limites. Cela donne des comportements absurdes, indécents, accablants pour ce pouvoir". 

Le premier secrétaire socialiste a également pris position contre les accords de libre-échange, "climaticides". "Le CETA va à l’encontre de ce que nous voulons faire sur le plan social, démocratique et environnemental".

  • Légende du visuel principal: Olivier Faure © Radio France / Anne Audigier
Les invités
  • Olivier FaureDéputé de Seine-et-Marne, Premier secrétaire du Parti socialiste
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