L'historien et sociologue Marc Lazar est l'invité du Grand Entretien de la matinale avec Nicolas Demorand, Léa Salamé et les auditeurs de France Inter à l'occasion de la parution de "Peuplecratie" (avec Ilvo Diamanti chez Gallimard).

Marc Lazar explique ce terme de "peuplecratie", il s'agit de "voir l’influence, l’impact que ces partis ont sur les démocraties, au point de les transformer autour d’une idée simple : la souveraineté illimitée du peuple".

"Le libéralisme est relativement faiblement implanté en France, et par ailleurs, il y a cet héritage des transformations par la violence, par la dimension révolutionnaire" poursuit l'historien. On ne peut plus faire de politique sans populisme ? “Oui", confirme Marc Lazar, "on l’a vu en Italie.” 

"Aujourd’hui, pour gagner les élections, même ceux qui veulent combattre les populistes, adopte un style populiste. C’est un style politique, qui peut se mêler à d’autres courants politiques, comme chez LREM, ou être un style politique en lui même, comme chez RN" explique encore l'historien.

À la différence du passé, les populistes se disent désormais les meilleurs défenseurs de la démocratie

Marc Lazar revient également sur le rôle premier de l'émergence des réseaux sociaux dans la politique : "Les réseaux sociaux sont la transformation fondamentale (...) Ce n’est pas un moment d’accès de fièvre, ça s’installe dans la durée."

"La peuplecratie n’a pas encore gagné, elle est un défi, il faut sortir de cette situation" affirme encore Marc Lazar, qui concède aussi : 

Il y a un essoufflement historique, dans tous les pays, de la démocratie libérale et représentative 

  • Légende du visuel principal: Marc Lazar auteur de "Peuplecratie" © Fondapol - Fondation pour l'innovation politique
Les invités
  • Marc LazarHistorien et sociologue, directeur du Centre d’histoire de Sciences Po (CHSP)
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