Olivier Noblecourt, délégué interministériel à la prévention et à la lutte contre la pauvreté, est l'invité du grand entretien d'Ali Baddou à 8h20.

Olivier Noblecourt
Olivier Noblecourt © Maxppp / Christophe Morin / IP3

Le taux de pauvreté s'est établi à 14,7% de la population française en 2018, en augmentation de 0,6 point, selon des données provisoires publiées par l'Insee, qui pointe en outre une progression des inégalités de niveau de vie.  En 2018, quelque 9,3 millions de personnes (8,8 millions en 2017) étaient en situation de pauvreté monétaire, soit sous le seuil de pauvreté. Cette hausse de la part des personnes dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté - fixé par convention à 60% du revenu médian - s'explique "notamment par la baisse des allocations logement dans le parc HLM", selon l'Insee. 

Olivier Noblecourt souligne que ces chiffres concernent la période 2018 et signale que le plan contre la pauvreté du gouvernement s'est mis en place en 2019. 

La réalité c’est que nous avons eu l'honnêteté de présenter des crédits nouveaux et d’accompagnement et de prévention. On va mettre 2 milliards sur la prévention et l’accompagnement. 

Accompagner vers l'emploi plutôt que relever les minima sociaux

"L’enjeu c’est de réinvestir la responsabilité collective vers les plus fragiles", estime Olivier Noblecourt

Le pognon de dingue qui doit être mis aujourd’hui, c’est vers la prévention et la mobilisation des collectivités 

"Aujourd’hui", poursuit Olivier Noblecourt, "vous avez un écart dans les revenus, privés ou sociaux, qui s’est aggravé. Il faut le rattraper, pas seulement en revalorisant les minima sociaux, mais en permettant aux gens d’accéder au travail"

Selon le plan du gouvernement, au cours des prochaines semaines et des prochains mois, de nouvelles mesures au bénéfice des plus démunis verront le jour :

- la création de la complémentaire santé solidaire, 

- l’accès à la santé sera renforcé 

- les petites communes fragiles qui adopteront une tarification sociale de leurs cantines seront appuyées par l’État pour améliorer l’accès à l’alimentation des enfants les plus pauvres

- la création du revenu universel d’activité et du service public de l’insertion permettront à chaque personne en difficulté de bénéficier de droits sociaux clairs et d’un accompagnement adapté. 

Interrogé sur la baisse des indemnités chômage, Olivier Noblecourt répond qu'"il va falloir qu'entre ces mesures d'économies et d'investissement d’accompagnement vers l’emploi, l’équilibre soit trouvé". 

Je comprends les colères et les impatiences, je dis qu'il y a 11 000 personnes mobilisées sur les territoires

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  • Olivier NoblecourtDélégué interministériel à la prévention et à la lutte contre la pauvreté
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