Eric Ciotti, député LR des Alpes-Maritimes, est l'invité du grand entretien de Nicolas Demorand et Léa Salamé à 8h20.

Le député des Alpes-Maritimes s'exprime sur plusieurs sujets:  A l'approche des élections européennes, les républicains ont-ils trouvé une entente? Comment concilier les différents courants existants? Quelle est la ligne du parti? 

Sur les mesures du Plan Sécurité annoncées par le gouvernement, et particulièrement la mise en place d'une police de proximité, Eric Ciotti estime qu'il faut "une réponse pour faire reculer la violence qui augmente dans notre pays" : "Chaque jour en France on compte 1000 faits de violence, 700 de cambriolages".

"La justice est grande difficulté", estime Eric Ciotti qui parle de "clochardisation de la justice" : "Je suis pour une police d'investigation, une justice qui sanctionne avec des peines adaptées exécutées, donc avec un nombre de place plus importantes dans notre pays (..) 21 000 policiers, dans notre pays, sont des"cibles", poursuit-il, en ajoutant aussi qu'"il faut plus de sécurité dans les trains."

Sur la démission de Gérard Collomb annoncée en 2019

"Le nouveau monde n'est pas complètement arrivé jusqu'à Lyon",  réagit le député LR des Alpes-Maritimes, qui exprime son "étonnement à la date de cette annonce (...) il sera un 'intermittent de la sécurité" :  

Cette annonce m'étonne et participe de cette fuite, un peu la fuite du Titanic (...) pour une majorité En Marche complètement déboussolée

Sur les annonces du plan pauvreté

Réagissant aux 8 milliards sur 4 ans annoncés par le gouvernement pour lutter contre la pauvreté, Eric Ciotti se méfie : "Attention sur les chiffres annoncés, on recycle les allocations (...) le taux de chômage ne recule pas en France, on est l'un des plus mauvais élèves d'Europe".

Et à propos de la réduction des emplois dans la Fonction Publique, le député des Alpes-Maritimes propose des pistes : 

Il y a 200 000 personnes dans l'Éducation Nationale qui n'enseigne pas, c'est peut-être là un gisement

Ne pas franchir la ligne rouge

A propos de rapprochement éventuels avec le parti de Marine Le Pen, Eric Ciotti explique : "Ce n'est pas conciliable à terme avec notre famille politique (...) Lorsque la ligne rouge est franchie, à tous ceux qui sont tenté par un rapprochement  (...) les choses sont claires : jamais d'alliance avec le Front National(...) Nous sommes dans une famille libre, il n'y a pas de délit d'opinion, de police de la pensée (...) Je ne sais pas ce que Thierry Mariani va faire."

Et quand est évoqué le selfie de Nadine Morano avec Victor Orban, Premier ministre hongrois ultra conservateur accusée de bafouer les libertés et les valeurs de l'Union européenne, et menacé de sanctions par l'UE, il réagit : "Elle a eu le courage de ses opinions."

Sur le cas du Premier ministre hongrois : "On conteste à Orban le doit de critiquer la politique migratoire de l'Europe (...) On le cible parce qu'il a exprimé une position disant : mon pays veut moins d'immigration (...) Monsieur Orban a été élu dans un pays démocratique et très européen, l'un des pays les plus attachés à l'Europe".

Sur la politique migratoire du gouvernement : "Le continent africain, d'ici 2050, va voir sa population doubler : il faut rompre avec la naïveté (...)Est-ce que la politique d'ouverture généralisée des frontières a fait réduire les morts en Méditerrannée ? La fermeté est le seul gage d'humanité".   

Sur la légalisation du cannabis  : "J'y suis opposé, c'est dangereux et cela multiplierait d'autres formes de trafic (...° 18% du trafic en France provient  de Seine-Saint-Denis (...) Il faut sanctionner plus fortement la consommation."

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Eric Ciotti © AFP / Ludovic Marin
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