Olivier Véran, ministre des solidarités et de la santé, est l'invité du Grand Entretien de la matinale de France Inter. Il évoque l'arrivée du nouveau variant anglais et la campagne de vaccination en France.

Va-t-on vers un nouveau confinement ? "Nous avons fait le choix déjà difficile de mettre en place un couvre-feu à 18h sur tout le pays, et de ne pas lever les contraintes", rappelle le ministre de la Santé. "Si je devais qualifier le niveau de circulation du virus dans le pays, je dirais qu’il est à la fois élevé et relativement stable. Mais l’élevé l’emporte sur le stable : nous avons à peu près 20.000 contaminations par jour. Je rappelle que l’objectif de 5.000,  qui permettrait de lever certaines contraintes, est loin de nous. C’est stable parce que l’incidence, le nombre moyen de nouveaux diagnostic par jour, n’a pas évolué depuis une semaine. L’impact sanitaire reste réel, avec plus de 1.000 hospitalisations, encore plus de 150 réanimations. Ce que nous observons, c’est un effet couvre-feu qui tend à se faire sentir : dans les 15 départements mis sous couvre-feu à 18h dès le 2 janvier, l’incidence est plutôt en baisse. C’est pas suffisant, ça ne fera pas reculer l’épidémie sur un temps assez court."

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Pas de décision sur le confinement

"Le virus circule moins que chez la plupart de nos voisins, et nous ne sommes pas dans une partie exponentielle de la courbe", constate toutefois Olivier Véran. "Nous avons confiné à deux reprises, parce que les hôpitaux débordaient, que toutes les simulations nous le montraient, et que les chiffres de contamination avoisinaient les 50.000 nouveaux cas par jour. Mais est-ce que le confinement est une mesure que nous allons prendre ? Je ne peux pas vous répondre."

"1,4 % des diagnostics positifs faits par PCR dans notre pays se révèlent être des cas de variant, donc entre 200 et 300 nouveaux cas de variant anglais par jour. Il y a probablement environ 2.000 cas au total."

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Un nouveau variant particulièrement contagieux : "Hier, j’ai appris que dans un Ehpad de région parisienne, 36 personnes étaient positives au coronavirus, et au nouveau variant. Ce virus ne donne pas des symptômes différents, en revanche il est plus contagieux. Dans cet Ehpad, peut-être qu’avec le virus habituel, il n’y aurait eu que 15 ou 20 malades."

"Lorsqu’un virus est plus agressif et plus contagieux, il peut devenir assez rapidement dominant. En Angleterre, ce variant est devenu le principal virus en deux à quatre mois. Nous ne voulons pas de cela en France, nous avons renforcé les contrôles aux frontières et le traçage. Mais cela peut être un facteur précipitant, qui pourrait être la goutte d’eau qui entraînerait la vague."

Les masques restent les mêmes

La France va-t-elle changer de politique sur le type de masques recommandé ? Non, assure pour l'instant Olivier Véran. "Restent valides tous les masques dont le pouvoir filtrant est supérieur à 90 % : c’est le cas de la quasi totalité des masques industriels grand public. En revanche, le masque artisanal qu’on fabrique chez soi, en respectant les normes Afnor, n’offre pas nécessairement toutes les garanties nécessaires pour la Haute Autorité de Santé."

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Pas d'obligation non plus de passer au masque FFP2. "Si deux personnes portent un masque filtrant à 90 %, l’efficacité est la même que si une personne porte un masque FFP2 et l’autre un masque classique. Donc, à ce stade, nous ne changeons pas les recommandations."

Pourquoi une vaccination à flux tendu ?

"Ce sont plus de 6 millions de personnes qui sont amenées à se faire vacciner, mais nous n’avons pas encore 6 millions de vaccins", rappelle le ministre. "Nous avons fait le choix de vacciner à flux tendu : à mesure que les doses arrivent, nous les envoyons dans les territoires et les centres de vaccination, des rendez-vous sont pris et les personnes sont vaccinées. Ça prendra du temps, plusieurs semaines, donc il faut être patient."

"Aujourd’hui, ce sont deux millions de rendez-vous de vaccination qui ont été donnés en quelques jours aux Français. Hier, il y a eu encore plus de 300.000 rendez-vous donnés. Et 300 nouveaux centres vont permettre de donner des rendez-vous."

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Toutefois, le gouvernement souhaite rassurer sur la vaccination. "Le président de la République m’a demandé de publier, avant la fin de la semaine, en toute transparence le nombre précis de doses dont chaque centre de vaccination dispose chaque semaine. Je vais y ajouter la répartition régionale des doses par semaine, la répartition départementale, de manière à ce que les Français voient qu’il n’y a pas de stocks cachés."

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"Sur un million de doses que nous avons reçues, nous avons au niveau national 8.000 doses en stock : le reste est totalement déployé dans les territoires et les centres de vaccination. Tout est immédiatement envoyé sur le terrain. En vous rendant sur santé.fr, vous pourrez savoir combien il y a de doses dans votre centre le plus proche."

"Quelques élus ont ouvert trop de créneaux, en espérant qu’on leur donnerait plus de doses"

Il s'agace par ailleurs de l'attitude de certains édiles locaux. "Les élus et ceux qui gèrent la vaccination savent déjà par avance combien de doses ils peuvent utiliser cette semaine. L’immense majorité d’entre eux connaissent ces informations et font en sorte que le nombre de créneaux de vaccination corresponde au nombre de doses. Il y a quelques élus qui ont ouvert plein de créneaux, en espérant qu’on leur donnerait plus de doses. Or ce n’est pas possible : parce que nous n’avons pas de stock caché au niveau national, et parce que nous avons un principe d’équité territoriale."

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"Nous aurons vacciné d’ici la fin du mois de février 2,4 millions de Français", assure-t-il. "Et si d’autres vaccins étaient validés, nous pourrons monter jusqu’à 4 millions. Il y a une petite décroissance du nombre de doses Pfizer, on fait avec, et de manière générale nous vaccinons à flux tendu."

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Sur la question du passeport vaccinal, lorsque tous les Français auront accès au vaccin, pour permettre aux personnes vaccinés de revenir à une vie plus normale : "Ce n'est pas un projet gouvernemental ni une position personnelle, mais la question se posera à un moment donné. Les contraintes sanitaires sont justifiées par le fait que vous pouvez être contagieux, contaminant et vous-même contaminé. C'est une mesure de protection proportionnée. Si à un moment donné, on nous dit que le vaccin protège de la contagiosité et de la contamination, et que si vous êtes vacciné vous n'avez plus de risque d'attraper le virus ou de le passer à quelqu'un, ce débat deviendra nécessaire et cohérent. Mais c'est très prématuré de se poser cette question."

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  • Légende du visuel principal: Olivier Véran, ministre de la Santé, à Troyes le 15 janvier 2021 © AFP / FRANCOIS NASCIMBENI
Les invités
  • Olivier VeranHomme politique, ministre de la Santé, ex-député LREM de l’Isère, neurologue au CHU de Grenoble
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