Le délégué général de La République En Marche et député de Paris Stanislas Guérini est l'invité du Grand Entretien. Il répond aux questions de Nicolas Demorand, Léa Salamé et les auditeurs de France Inter.

"On s’est créé sur l’idée de vouloir dépasser les clivages politiques, que la gauche et la droite, c’était pas une bonne lecture de notre pays" avance Stanislas Guérini quand il évoque "la main tendue" aux autres sensibilités politiques, à un an des élections municipales.

"Entre une vision conservatrice et une vision de ceux qui veulent faire bouger les lignes (...), à ceux qui sont prêts à repenser le modèle social français, nous tendons la main" poursuit le délégué général de LREM : "Il y a effectivement des sujets de fonds sur lesquels on peut ne pas être d’accord mais il faut de la clarté (...) C’est ni compromission, ni compromis." 

Objectif municipales

"Un objectif de LREM, c’est d’aller là ou la politique va moins", explique le député, anticipant la mission des municipales : "LREM, c’est une sorte de boite à outils et on a eu des résultats extrêmement concrets". Certaines villes seront le théâtre de combat interne pour les investitures. À Lyon, Stanislas Guerini revient sur la possible nouvelle candidature de Gérard Collomb : "J’ai l’intention de tout faire pour qu’on puisse travailler ensemble (...) J’ai un respect infini pour son parcours". Et à propos de l’investiture compliquée d'un candidat à Paris (le favori Benjamin Griveaux décrié par le reste des nombreux candidats à la mairie de la capitale, ndlr) : "C’est pas malsain en soi, je préfère trop de candidats que pas assez".

Soutenir la réforme de l'assurance chômage

"Nous devons mettre fin à cette situation (...) faire payer plus et davantage les entreprises les moins vertueuses"

"Cette réforme est une vrai réforme du ‘en même temps’ qui complète ce que nous avons déjà fait, comme investir dans la formation professionnelle (...) Le chômage est à son plus bas niveau depuis 10 ans."

Sur la dégressivité des indemnités des cadres qui gagnent plus de 4500 euros par mois : "Ce sont quand même les plus grosses rémunérations (...) On est au moment où le chômage des cadres est au plus bas, c’est le moment de faire des réformes structurelles."

Sur les quotas d’immigration : "On ne touche pas aux règles de la demande d’asile (...) mais débattre des possibilités de quotas (...) sur cette question là me semble sain et souhaitable". Quant au droit de vote des étrangers aux élections locales ou municipales, le député confie, à titre personnel, y être toujours favorable, "mais ce n'est pas quelque chose à faire en temps d’élection."

  • Légende du visuel principal: Stanislas Guérini © AFP / STEPHANE DE SAKUTIN
Les invités
  • Stanislas GuériniDéputé LREM de la 3ème circonscription de Paris, Porte-parole de LREM à l'Assemblée Nationale
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