En ouverture de la semaine spéciale "On a tous en nous quelque chose de 68" sur France Inter, l'ancien leader de mai 68 et dirigeant de la Gauche Prolétarienne, Alain Geismar, est l'invité du Grand Entretien. Il répond aux questions d'Ali Baddou, de Léa Salamé et des auditeurs de France Inter.

Cinquante ans après Mai-68, France Inter revient sur les prémices du plus grand mouvement social du siècle passé avec Alain Geismar, figure de proue de la contestation.

Un monument qui, ce matin, s'est amusé des célébrations à venir. Des commémorations qui le font "hurler de rire".

Son regard sur le demi-siècle passé, qui éclaire les retombées de Mai-68, est celui de la rationalisation. A l'époque, explique Alain Geismar, les manifestants estimaient qu'on pouvait aller bien plus loin et ne réalisaient pas l'état des avancées sociales obtenues. Et pensaient même que le mouvement aurait pu avoir bien plus de retombées dans l'avenir. Ce n'est pas vraiment ce qui s'est passé.

Alain Geismar en profite pour rétablir certaines vérités sur l'esprit de Mai-68. Loin de l'euphorie imaginée, ça a d'abord été un mouvement qui a conduit à une forte répression, avant l'occupation des usines et de la Sorbonne, puis des autres universités.

Alain Geismar, qui ne se dit pas "En marche", a toutefois voté Emmanuel Macron sans hésiter lors de l'élection présidentielle 2017, tout d'abord pour éviter un second tour "Fillon-Le Pen". Et pour le soixante-huitard, la France insoumise n'a rien à voir avec l'esprit contestataire de l'époque.

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