"Une manifestation, aussi réussie soit-elle, ne suffira peut-être pas à être entendu", a prévenu Yves Veyrier. Le secrétaire général de Force Ouvrière était l'invité du grand entretien du 6/9.

Depuis que le gouvernement a levé le voile sur la réforme des retraites, qui prévoit de fondre les 42 régimes existants dans un système universel à points, ses détracteurs fourbissent leurs armes. Invité de France Inter ce mercredi, le secrétaire général de Force Ouvrière Yves Veyrier a expliqué qu'il ne souhaitait pas la grève, ni la paralysie générale du pays. "Mais si nous n'avons pas d'autre moyen que d'aller à la grève, alors FO y est prête", a-t-il lancé.

Pour l'heure, FO appelle à une manifestation le 21 septembre, trois jour avant celle de la CGT. "Nous ne sommes pas dans la désunion, nous sommes en contact les uns avec les autres, insiste Yves Veyrier

Il va de soi que si on veut être entendu, il faudra faire en sorte d’avoir une unité d’action syndicale la plus large possible, c’est notre état d’esprit".

Pour le secrétaire général de FO, la réforme voulue par l'exécutif n'a qu'un objectif : "donner au gouvernement toutes les clés pour agir sur le montant des pensions et contraindre à reculer l'âge effectif du départ à la retraite". Il plaide ainsi pour la conservation des 42 régimes existants. "Bien sûr qu'il y a des choses qui doivent être améliorées : les petites retraites, les carrières hachées qui font que même avec un taux plein, il est difficile d'avoir une retraite suffisante. Mais ce n'est pas le système qui est en cause, ce sont les politiques économiques qui n'ont pas réussi à résorber le chômage, les contrats à durée déterminée".

"Près de la moitié des salariés qui liquident leur retraite ne sont déjà plus en activité, souligne Yves Veyrier. Commençons à garantir un emploi à tous, on verra que l'équilibre financier sera différent".

Interrogé sur le G7, dont l'objectif affiché est la lutte contre les inégalités, le syndicaliste n'a pas caché son scepticisme. "Que les pays du G7 essaient de réfléchir à la question des inégalités, mieux vaut ça que l’inverse. Mais je ne m’attends pas à des miracles".

  • Légende du visuel principal: Yves Veyrier, lors d'une manifestation à Paris, en février 2019. © AFP / Alain Jocard
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