Alors que le gouvernement a donné le coup d'envoi du grand débat national, Gilles Le Gendre, Président du groupe La République en Marche à l’Assemblée Nationale est l'invité du Grand Entretien à 8h20.

Le président du groupe La République en Marche à l’Assemblée Nationale l'affirme : "Je suis sûr que le débat national aura une vertu d'apaisement (...) En revanche sur les gilets jaunes, la situation reste imprévisible", dit Gilles Le Gendre qui qualifie la mobilisation de samedi dernier de "modeste" : "La violence est inacceptable et c'est une bonne nouvelle, elle est en train de reculer."

Il y a une grande ambiguïté dans ce mouvement [des gilets jaunes]

Quand à l'organisation du grand débat national, dont "600  ont déjà été déclarés" et une centaine ont déjà eu lieu, dans le cadre de cette initiative lancé en début de semaine dernière, Gilles Le Gendre explique : Nous avons considéré que les maires, les mairies les communes étaient le siège naturel du grand débat".  

"Vous ne trouvez que très peu de Français qui ne soient pas au courant et très peu de Français qui ne soient pas intéressés" affirme le président du groupe La République en Marche à l’Assemblée Nationale.

Vous sortez d'un grand moment de colère, vous ne pouvez pas retourner [comme ça] l'opinion collective

Quand nous sommes arrivés au pouvoir, nous avions un sentiment d'urgence, nous avions raison d'engager ces réformes [mais] le volume des échanges était insuffisant". Sur les débouchés des propositions : il faut "attendre les conclusions du grand débat".

Sur la réduction de la vitesse de circulation à 80km/h sur certains axes :  "Il n'y a pas de tabou, on peut imaginer qu'il y a des routes infiniment plus dangereuses que d'autres."

Sur les déclarations d'Agnès Thil, [pour qui l'extension de la PMA favoriserait "l'éclosion d'écoles coraniques", ndle] : "Nous avons été clairs en nous désolidarisons totalement de ses déclarations, mais je ne suis pas là pour pratiquer la police de la pensée, elle a toujours sa place dans le groupe."     

Sur les différences de chapelle au sein de LREM : "Nous sommes traversé de très grande diversité (...) Trouver des positions communes, ce n'est pas facile, mais nous devons construire cette identité politique inédite

Une condition pour réussir : que jamais nous ne refusions le débat interne (...) Ça peut créer de la turbulence, il faut apprendre à vivre avec

A propos du rapport Oxfam remis ce lundi, qui explique le concept du "premier de cordée ne fonctionne pas" : "Si ça doit déborder sur le procès des riches, ça tombera dans le simplisme" 

Aujourd'hui il y a une colère, une libération de la parole (...) je ne pense pas que les riches doivent se sentir ostracisés dans le pays

À un auditeur qui pose la question  : "Est ce que le débat, c'est pas du gain de temps, du 'foutage de gueule'", Gilles Le Gendre répond : "Vous avez le droit de ne pas y croire, mais la majorité des Français vous donnera tort (...) On ne change pas de cap dans les réformes,  en revanche nous ajusterons les réformes (...) Il y aura des réponses institutionnelles à porter à la fin du grand débat".

Après le grand débat, nous saurons instaurer cette démocratie participative dont le grand débat est le pilote

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Gilles Le Gendre, député "La République En Marche", porte parole du groupe à l'Assemblée Nationale. © Radio France / capture d'écran
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