Frédérique Vidal, Ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation est l'invitée du grand entretien à 8h20.

Frédérique Vidal
Frédérique Vidal © Radio France / Capture écran

Parcoursup est la plateforme nationale d’admission en première année des formations de l’enseignement supérieur, elle remplace APB depuis 2018. La fin de la procédure en ligne est prévue pour fin septembre.  Selon les chiffres du ministère actualisés quotidiennement, 65.223 des 812.000 jeunes initialement inscrits sur Parcoursup n'ont pas encore d'affectation dans l'enseignement supérieur pour la rentrée.   Le ministère considère que seuls 16.106 d'entre eux recherchaient encore activement une place tandis que les 49.117 restants seraient "inactifs".

La rentrée sera-t-elle plus chère ? 

Le syndicat Union nationale des étudiants de France estime que les étudiants vont devoir dépenser 1,31% d'euros de plus cette année. Lilâ Le Bas, présidente de l'UNEF, explique cette hausse par notamment "le gel des aides sociales, des bourses aux critères sociaux et de l'aide au logement". Elle demande à ce qu'une "allocation autonomie soit délivrée".

Dans les méandres de Parcoursup

Si Parcoursup va plus lentement c’est parce qu’on accompagne les jeunes sans affectation. 

La majorité des bacheliers avaient leur affectation juste après les résultats du bac. "On a rajouté l’accompagnement pour trouver des parcours vraiment adaptés.", explique Frédérique Vidal. 

Avec 591 000 jeunes  qui savent où ils vont, j’ai pas d’inquiétude particulière. 

Un bilan sera fait fin septembre. Un comité scientifique doit veiller à ce que Parcoursup respecte la loi sur l’orientation des jeunes. 

Affecter quoiqu'il arrive des étudiants, ce n'est pas une bonne solution. ce n'est pas une bonne façon d'aider les jeunes à réussir leur année universitaire. Si vous voulez que le choix soit mûri, ça prend plus de temps.

Dans les établissements  les présidents regrettent aussi de ne pas avoir boucler les dossiers. 

Frédérique Vidal : 

"Les présidents s’impatientent, c’est vrai, c’est moins confortable. C’est eux qui fixent les capacités d’accueil. On a ouvert 30 000 places nouvelles dans les établissements supérieurs, pour faire face aux 35 000 bacheliers supplémentaires". 

Réparer les universités

Après les mouvements de grève et occupations du printemps, Frédérique Vidal note que "C’était inédit on n’avait jamais vu des gens envahir des universités avec comme seul objectif de casser". 

Frédérique Vidal : Il y a 7 millions d'euros de réparations dans les universités. Le ministère les prendra en charge. 

Niveau de frais d’inscription faible

Frédérique Vidal : 

"En France le système des inscriptions dans l'enseignement supérieur est solidaire, les impôts payent l’éducation, c’est un choix asse partagé dans les pays européens, à part l’Angleterre.  Ce système en France n’est pas menacé". 

Il y  aura à la rentrée 350 emplois supplémentaires qui sont notifiés et financés pour les établissements.  

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