Raphaël Glucksmann, député européen et co-fondateur du mouvement Place Publique, est l'invité du grand entretien du 6/9.

Pour Raphaël Glucksmann, la défaite aux élections européennes est liée à la division des partis de gauche. Pourtant selon lui, ce scrutin a mis en évidence qu'au total "30% de Français veulent une alternative sociale et écologiste".

Aux yeux du député européen, il faut que la gauche adopte la stratégie du rassemblement. Il souhaite que les structures et les appareils existants soient dépassés, grâce à une conversion au "logiciel écologiste". Le co-fondateur du mouvement Place Publique estime que "rien de ce qui préexistait à Emmanuel Macron" ne peut constituer une alternative crédible. Il va falloir créer un nouveau mouvement qui ne présente qu’une seule offre, dit-il.

"Les Verts, le PS, dans leur forme actuelle, sont tous appelés à mourir", pour Raphaël Glucksmann. Son but, affirme-t-il, c’est qu’il y ait une candidature qui enthousiasme. "Fondamentalement, il y a un espace à gauche. Et si c’est Yannick Jadot qui l’incarne, tant mieux", souligne-t-il.

Selon Raphaël Glucksmann, l'écologie est la réhabilitation de l’idée républicaine. "Ceux qui ont trop vont devoir rendre" explique-t-il. Pour lui, la gestion collective des biens communs reviendra. 

Pour le co-fondateur du mouvement Place Publique, le culte du profit, le capitalisme sans frein, mènent au désastre. Il explique qu'il faut rétablir les limites sans pour autant abolir l’économie de marché, insistant sur la nécessité de rompre avec une vision économique du monde, de mettre fin à la domination de l’économique sur le politique. 

Pour lui, l’écologie est de gauche. "Moi je suis attaché au mot de gauche car il charrie un monceau de combats".

  • Légende du visuel principal: Raphaël Glucksmann © AFP / Joël Saget
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