Julien Denormandie, ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, est l'invité de Carine Bécard dans le Grand entretien de la matinale.

Le ministre appelle notamment à un "patriotisme gastronomique" en périodes de fêtes. "C’est nécessaire mais ce ne sera pas forcément suffisant. Nécessaire parce que notre pays a des produits d’excellence, les produits festifs : chapons, huîtres, volaille etc. J’en appelle à ce patriotisme de consommation, à se dire que derrière chaque produit, il y a des femmes et des hommes qui travaillent, qui font vivre nos territoires. Il nous faut les accompagner et les aider. En plus de cela, mon ministère déploie beaucoup d’énergie pour accompagner les filières, pour mettre en place des dispositifs d’aide, de communication, de stockage."

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"Beaucoup de ces secteurs ne sont pas fermés, comme les restaurants, mais ils dépendent profondément de secteurs qui eux sont fermés", rappelle Julien Denormandie. "En plus des aides, on accompagne les filières, parfois en allant dans la dentelle : on essaie d’apporter les bonnes aides aux bons endroits. Dans le vin par exemple, on a mis en place une série d’aides qui représente plus de 250 millions d’euros depuis cet été ! Ces filières, c’est une partie de notre identité."

"La grande difficulté, c’est : pendant combien de temps la restauration dite “hors domicile” va rester fermée ? On s’est fixé ce point de revoyure à la mi-janvier, tout dépendra de la situation sanitaire et du comportement de chacun d’entre nous pendant les fêtes de fin d’année. Tant qu’il y aura besoin de le faire, nous apporterons des soutiens à ces filières touchées indirectement."

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Grippe aviaire : "Neuf élevages touchés dans trois départements"

Sur la multiplication récente de cas de grippe aviaire, il précise la situation : "On a eu les dernières analyses hier soir, ce matin c’est 9 élevages qui sont touchés, dans trois principaux départements : les Landes, la Vendée et les Deux-Sèvres. Avec un gros foyer dans les Landes où 7 élevages sont touchés. Des milliers de bêtes ont dû être abattues. Mais cette grippe aviaire n’est absolument pas transmissible à l’homme, vous pouvez manger du poulet ou des œufs sans aucun risque. On tue des élevages pour éviter la propagation vis-à-vis des autres élevages. On a un système de bio-sécurité très fort dans notre pays, qui a été renforcé depuis les derniers épisodes d’influenza aviaire."

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Brexit : 300 personnes embauchées pour des contrôles aux frontières

Avec le Brexit, la situation change aussi pour la production agro-alimentaire française, rappelle Julien Denormandie. "Le Royaume-Uni est l’un de nos principaux partenaires commerciaux dans l’agro-alimentaire, principalement le secteur du vin, puis des produits laitiers, et enfin la viande. Inversement, on importe du Royaume-Uni surtout des ovins et des caprins. Dès lors qu’il y a des fermetures de frontières ou des difficultés d’accès au marché britannique, cela va avoir un impact sur nos filières. On essaie de fluidifier ces débouchés ou d’en trouver de nouveaux."

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"Qui dit frontières dit un certain nombre de contrôles. Dans mon ministère, on a embauché pas moins de 300 personnes, principalement des vétérinaires ou des spécialistes du phyto-sanitaire, pour contrôler les flux de marchandises. Si demain le Royaume-Uni fait des accords de libre échange avec des pays qui ne respectent pas les mêmes normes, je ne veux pas que le pays devienne une plateforme pour importer ces produits."

Enfin, il estime que ce Brexit démontre la nécessité d'être auto-suffisant sur l'alimentation. "Je constate, depuis 24 heures que les frontières sont fermées, que beaucoup de supermarché au Royaume-Uni en arrivent à des pénuries d’aliments", explique le ministre. "Je me bats tous les jours pour la souveraineté alimentaire dans notre pays : ce qu’on observe là-bas donne raison à cette politique. Faire en sorte que nos filières soient souveraines, pour avoir une autonomie alimentaire."

Quid de la situation des forêts en France, et des menaces sur l'ONF ? "Il y a aujourd'hui un équilibre financier à l'ONF [Office National des Forêts, NDLR] qui n'est plus assuré, chaque année il y a une dette qui s'accumule.", explique le ministre. "Donc il faut prendre des décisions, dont certaines résultent d'un contrat d'objectifs, avec un certain nombre de suppressions de postes. Mais dans le budget qu'on vient de faire adopter, on a augmenté une nouvelle fois les dotations d'action vis-à-vis de l'ONF. Et surtout, on lance aujourd'hui le plus grand plan de reboisement depuis l'après-guerre : on met 200 millions d'euros pour planter 50 millions d'arbres."

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  • Légende du visuel principal: Julien Denormandie © AFP / Ludovic Martin
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