Professeur Arnaud Fontanet, épidémiologiste à l'Institut Pasteur, membre du Conseil scientifique, est l'invité du Grand entretien de France Inter.

Pour Arnaud Fontanet, "la question du confinement est conditionnée par la progression des variants sur le territoire français. Les mesures plus fortes, les Anglais viennent de les tester pour nous. Ils ont pris des mesures plus fortes sans contrôler le variant, et ils n’ont réussi à le contrôler qu’avec le reconfinement. Effectivement pour contrer le variant quand il est majoritaire, c’est le confinement strict." Selon lui, le gouvernement essaie de peser le pour et le contre entre confinement et vie économique et sociale : "Ce que le gouvernement cherche à faire, c'est de voir si des mesures qui ressemblent au confinement, mais permettent de garder un peu de vie économique et sociale, parviennent à contrôler la progression du variant. On est dans la dernière chance."

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Les gestes barrières, de plus en plus

Il souligne que la France est le seul pays européen à faire des enquêtes flash pour dépister le variant anglais dans les tests PCR positifs. "Le moment où l'on redoute que le variant devienne majoritaire c’est le mois de mars" signale-t-il.

Le mode de transmission n’a pas changé, donc les mesures barrières sont efficaces, "mais il faudra être plus strict sur leur application", prévient le professeur. "Dans les transports on n’a pas d’augmentation de la transmission, donc si vous appliquez strictement les gestes barrières, vous avez fait une grosse partie du chemin."

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Faut-il fermer les écoles ?

Pour les écoles, le professeur Fontanet estime que "la transmission dans les écoles reflète la transmission dans les communautés. Pour la grippe, l’école joue un rôle d’amplificateur, mais pas dans le cas de la Covid." Il préconise que les enfants en primaire puisse continuer à se rendre dans les écoles, tant que c'est possible, mais les données, certes encore fragiles, montrent que "avoir un enfant scolarisé augmente votre risque d'être contaminé, si il est en lycée et collège". Il rappelle l'exemple de l'Irlande, qui a été le premier pays à voir la deuxième vague, qui a gardé les écoles ouvertes, mais qui a dû les refermer au moment de l'arrivée du variant anglais.

Quelle rapidité pour la campagne de vaccination ? 

Pour la disponibilité des vaccins, il conçoit que pour l'instant il y en a peu en France. "La situation va beaucoup changer au deuxième semestre 2021 mais sur le premier trimestre on a peu de vaccins". Le vaccin protège contre les formes graves, et on ne sait pas à quel point il protège de la transmission. "L’illusion serait de croire qu'à partir du moment où on a autoconfiné les plus fragiles, on puisse laisser le virus circuler dans la population" explique-t-il, en rappelant, par exemple, qu'un jeune sur 200 a une chance de faire une forme grave de la Covid.

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"Ça va être tendu pendant le 1er trimestre 2021. On aura beaucoup de vaccins au deuxième semestre et on commencera à arriver sur des objectifs d’immunité collective."

Il faut cibler les 7 millions de plus de 75 ans, et les 5 millions de 65 ans -74 ans dans un premier temps, et "pour les plus jeunes, on aura des vaccins au 2e semestre. C’est seulement en vaccinant l’ensemble de la population qu’on pourra reprendre une vie normale". 

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"Le prochain objectif c’est la vaccination de la population mondiale" explique Arnaud Fontanet.

  • Légende du visuel principal: Le professeur Arnaud Fontanet fait partie du Conseil scientifique © AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT / POOL
Les invités
  • Arnaud FontanetDirecteur de l'unité d'épidémiologie des maladies émergentes à l'Institut Pasteur de Paris
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