Frédérique Vidal, Ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation est l'invité de Nicolas Demorand à 8h20.

Frédérique Vidal
Frédérique Vidal © Radio France / Capture écran

La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a tenu ce matin à rassurer les lycéens alors que la phase II de Parcoursup débute ce soir. Au micro de Nicolas Demorand, la ministre promet que la moitié des lycéens qui a émis des vœux d'orientation sur Parcoursup aura au moins une réponse positive à l'un des vœux d'admission dès 18h ce mardi. Les autres voyant leur dossier s'actualiser chaque jour à mesure que les places se libèrent dans les filières qui n'ont pas été retenues.

Assurant le bon fonctionnement de la plateforme, Frédérique Vidal fait dans la pédagogie. Avec Parcoursup, les futurs étudiants ont une durée limitée pour valider une proposition d'admission, afin de fluidifier le système, un système dynamique qui n'a rien à voir avec Admission Post Bac qui avait, l'an dernier, laissé 4 000 lycéens sans affectation au moment de la rentrée étudiante.

La ministre a critiqué les détracteurs de Parcoursup, "dont les calendriers" n'ont rien à voir avec ceux "de la réussite des lycéens" et appelle à éteindre le climat de stress dans lequel ils sont plongés, à quelques semaines des épreuves du baccalauréat.

Interrogée au passage sur les examens perturbés par les mobilisations étudiantes, Frédérique Vidal a assuré que faire passer des examens à distance n'était un problème, le système ayant été éprouvé depuis de nombreuses années et qu'il n'était à ce jour pas d'actualité de programmer des examens en septembre.

Sur un plan plus politique, la ministre a pris de la distance par rapport aux propos de Gérard Collomb et de Marlène Schiappa au sujet d'une militante du syndicat étudiant de l'UNEF apparue voilée, déclenchant une vive polémique. Sans réfuter le possible message d'un islam politique que pourrait représenter le voile, Frédérique Vidal estime que c'est au syndicat et à lui seul de mesurer l'impact de ce symbole.

Enfin, à propos de la mixité des étudiants dans l'enseignement supérieur, Frédérique Vidal a estimé que créer des cursus spécifiques pour les étudiants issus de minorités ou se trouvant dans des conditions défavorisées, par exemple pour accéder aux hautes fonctions publiques par un autre biais que l'ENA n'était pas la solution. Elle rappelle que le gouvernement a fait en sorte que les étudiants boursiers puissent accéder aux filières les plus sélectives et qu'il faut agir dans ce sens.

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