Alors que se tient ce mercredi le vote solennel de la loi justice à l'Assemblée Nationale, la ministre de la Justice Nicole Belloubet est l'invitée du Grand Entretien de la matinale avec Nicolas Demorand, Léa Salamé et les auditeurs de France Inter.

Alors que l'Assemblée nationale doit examiner ce mercredi une proposition de loi des sénateurs LR contre les violences dans les manifestations, Nicole Belloubet, Garde des Sceaux, et ministre de la Justice revient ce texte : "Cette liberté de manifester peut être conciliée avec des exigences constitutionnelles."

"C'est un texte qui doit être un texte d'équilibre, qui doit être sur une ligne de crête" estime la ministre. La France avait-elle besoin d'une telle loi? " Il est apparu qu'un texte était peut-être utile pour protéger la liberté de manifester, mais aussi les personnes qui subissent les dommages des casseurs."

Nicole Belloubet affirme par ailleurs qu'il ne s'agit pas d'une loi "de circonstances, mais une loi destinée à protéger cette liberté de manifester".

À propos des "Fake News", ou "infox" selon les termes de la ministre : "Cette loi est liée aux campagnes électorales, à un moment précis de notre vie démocratique, je ne sais pas sûre qu'il faille l'étendre."

À propos des déclarations de Marine Le Pen sur la signature, fait cette semaine entre Angela Merkel et Emmanuel Macron, qui renouvelle le traité-franco allemand d'Aix La Chapelle, et qui ont généré une polémique : "Marine Le Pen extrapole de manière absurde", estime la ministre. 

En revanche sur l'affaire Benalla, la ministre se refuse à tout commentaire : 

À propos des violences policières relevées en marge des manifestations du mouvement des "gilets jaunes" :  "Des règles de droit doivent être respectées , aussi bien part les citoyens que par les policiers( (...) Des enquêtes sont conduites par l'IGPN (...) et les policiers qui utilisent un certain nombre d'armes seront équipés de caméra."

À propos des conditions de détention de Carlos Ghosn, toujours emprisonné au Japon pour fraude, et dont les avocats estiment que ses droits ne sont pas respectés, la ministre précise qu'a "titre personnel, je n'ai jamais été sollicitée sur ces questions."

Sur le RIC  : "Dans notre constitution, il y a deux formes d'expression, celle des représentants et la voix référendaire (...) on pourrait retravailler pour une part plus importante faite à l'initiative citoyenne", estime Nicole Belloubet.

  • Légende du visuel principal: Nicole Belloubet © Radio France / LUDOVIC MARIN
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