Catherine Arenou, maire LR de Chanteloup-les-Vignes et François Pupponi, député PS du Val-d'Oise sont les invités du grand entretien de Nicolas Demorand à 8h20.

Les deux élus reviennent sur le discours d'Emmanuel Macron et son discours sur les banlieues. Pas de plan chiffré mais un changement de méthode pour rétablir l'égalité: des places en crèche aux stages de 3e, Emmanuel Macron a dévoilé mardi une série de mesures pour les quartiers défavorisés s'inspirant, en partie seulement, du rapport Borloo.  "Je ne vais pas annoncer un plan banlieues", a déclaré le chef de l'Etat, dans la salle des fêtes de l'Elysée où étaient réunis plus de 600 acteurs de terrain et presque tout le gouvernement. Car "on est au bout" de ce qu'a pu produire cette stratégie "aussi âgée que moi", a ajouté M. Macron, pour qui "poursuivre dans cette logique est poursuivre dans l'assignation à résidence".

Les deux élus, Catherine Arenou et François Pupponi, se disent globalement choqués et sidérés par la position du président de la République. Ils considèrent que le président remet en cause la légitimité démocratique des élus de terrain, préférant s'adresser directement aux populations, notamment aux jeunes issus de l'immigration. 

L'allusion aux "mâles blancs" par Emmanuel Macron, a fait bondir le député du Val d'Oise, François Pupponi. 

François Pupponi note que "dans les réseaux issus de la diversité certains pensent que à partir du moment où ils sont issus des quartiers ils ont la légitimité et nous les élus nous ne l’avons plus"

C’est dangereux, donner le pouvoir à quelqu’un uniquement en raison de ses origines, c’est dangereux.

"Nous demandons simplement qu’il y ait des moyens en relations avec les besoins ; on veut redevenir une normalité de la République", renchérit Catherine Arenou. 

Catherine Arenou note que dans les cités les groupes locaux de traitement de la délinquance ont disparu et se demande ce que fait exactement l'Etat aujourd'hui pour lutter contre la radicalisation des jeunes. 

Catherine Arenou : "On est seul entre nous élus, encore plus seuls. On fera sans la volonté politique. On va retravailler localement, il faut que nos habitants aient un avenir."

François Pupponi  à Emmanuel Macron : "Je lui dis bon courage et à bientôt…"

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