Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et financières, est l'invité de Nicolas Demorand à 8h20.

Pierre Moscovici
Pierre Moscovici © AFP / Dursun Aydemir / ANADOLU AGENCY

Après la décision de Washington, le 8 mars, d'imposer des taxes de 25% sur les importations d'acier et de 10% sur celles d'aluminium, puis la signature ce jeudi d'un mémorandum ciblant les importations chinoises, Pierre Moscovici réagit sur la menace de ce qui pourrait apparaître comme une guerre commerciale : 

"C'est toujours compliqué d'analyser les ressorts de la politique de Donald Trump il faut être prêt à tous les scenarii, aux meilleurs comme au pire" explique Pierre Moscovici.  

Le libre-échange naïf peut être une erreur , je suis pour que l'on se protège, sans pour autant retomber dans le protectionnisme, le nationalisme

Sur la taxation européenne des GAFA

"Nous avons un problème de définition juridique et de trou dans la caisse", résume Pierre Moscovici. "Il n'y a pas de présence physique, mais un échange de données... et pourtant il faut taxer (...) La réponse est la définition juridique de la présence digitale."

"Ca générerait 5 milliards d'euros par an, à peu près la moitié de ce que [l'Europe] perd avec le Brexit", explique le commissaire européen. 

Nous voulons indiquer la direction au reste du monde

Sur l'accueil réservé à Olivier Faure dans la manifestation parisienne du 22 mars, hué par les manifestants et évacué par les forces de l'ordre :  "Ça m'a choqué : la politique n'est pas pour Bisounours, il y a de la passion, mais il ne doit pas y avoir de violences, ça m'a attristé, une formation politique de gauche a sa place dans une manifestation. Les socialistes ont le droit de manifester, on doit les accueillir mieux que ça."

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