Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, députée du Pas-de-Calais, est l'invitée du Grand entretien de France Inter.

"Il faut quand même admettre que personne n’a rien compris [aux nouvelles mesures de confinement]", estime la présidente du Rassemblement national. "Au point que le gouvernement a été obligé de le résumer avec un slogan qui fleure bon la fin du siècle dernier. Je crois que surtout, ça cache ce qui n’a pas été fait : le confinement, c’est quand on a tout raté, je persiste à le penser. Le gouvernement confine, déconfine, reconfine, sans faire rien à côté qui permette de l’éviter."

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"Aujourd’hui, ils ont tout laissé à vau-l’eau"

Pour Marine Le Pen, "bien souvent le gouvernement a fait ce que je demandais, mais un an trop tard. Là, tout de suite, d’abord j’ouvrirais les petits commerces. Il  y a des études faites par l’institut Pasteur qui indiquent qu’il y a 0,07 de chances d’être contaminé dans un commerce de proximité. Entasser tout le monde dans des grandes surfaces, c’est une méthode tout à fait stupide, et très lourde de conséquences. Deuxièmement, j’axe sur la prévention, la stratégie de tests collectifs (les eaux usées) et individuels. Enfin, j’élargis la capacité de vaccination."

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"Si nous détectons les clusters au plus près de là où ils se produisent, nous pouvons mettre en place une politique d’isolement efficace. Aujourd’hui, ils ont laissé tout cela à vau-l’eau et on se retrouve dans une situation difficile, parce qu’ils n’ont eu comme outil que le confinement. La Cour des Comptes évoque l’absence totale d’anticipation quel que soit le domaine !"

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Que pense-t-elle du carnaval sauvage à Marseille ce week-end ? "C’est le signe qu’il y a deux poids deux mesures selon ceux qui organisent ce type de manifestations. Typiquement, le week-end dernier, il y avait une manifestation organisée pour rendre hommage à une jeune policière suicidée, qui a été interdite, quand la manifestation organisée par madame Assa Traoré a été autorisée. Il y a une forme d’impunité pour l’extrême-gauche."

"Le meilleur moyen de prendre le risque que plus aucune règle ne soit respectée, c’est de mettre en œuvre des règles inapplicables. On n’y comprend plus rien, donc les Français ne comprennent plus rien à ce qu’on attend d’eux."

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Pas de vaccination obligatoire, "même pas pour les soignants"

Elle regrette également que nous ayons été "abreuvés de promesses : M. Attal nous disait il y a un mois qu’à la mi-avril on revivrait normalement, M. Castex disait que 14 millions de Français seraient vaccinés au printemps… Aujourd’hui, on a vacciné 9,25 % de Français avec une dose, 3,63 % avec deux doses. Israël est à 60 %, le Chili 29 %, les Emirats Arabes Unis 35 %."

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Que pense-telle de l'idée d'une vaccination obligatoire ? "Non, même pas pour les soignants. Je trouve d’ailleurs que la manière dont on parle des soignants est inadmissible. On les culpabilise, on en fait aujourd’hui quasiment les vecteurs de vaccination à l’hôpital. Alors qu’ils sont pour beaucoup d’entre eux morts sans masques, sans gants, sans blouses lors de la première vague. Ce renversement est injuste et immoral."

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"Le slogan “L’Europe qui protège” a pris un sacré coup sur la tête : là, l’Europe a tout fait sauf protéger", estime Marine Le Pen. "Ils ont donné tellement de chiffres, tellement de dates butoirs, qu’au bout d’un moment il y a bien un jour où ils auront eu raison. Le problème, c’est que je ne vois pas ce qui dans l’organisation peut changer les choses. Est-ce qu’on fait suffisamment appel à la diversification de ceux qui peuvent vacciner ? Est-ce qu’on a appelé les médecins retraités, les étudiants en médecine ou en pharmacie ? Non. Est-ce qu’on arrête avec ces blocages idéologiques qui font qu’on refuse pour l’instant d’envisager le vaccin russe ou chinois, alors qu’on n’a pas la capacité aujourd’hui d’une accélération pour vacciner ceux qui le souhaitent ? Je n’ai pas le sentiment qu’on en soit là. Je crains que le retour à la normale soit très long."

"Les Français commencent à ne plus supporter cette situation, et économiquement on va payer très cher ce retard. Nous allons perdre des contrats ! Si nous sommes les derniers confinés par rapport aux pays qui déconfinent d’ores et déjà, il y aura des conséquences."

"Sans mépriser ceux qui souhaitent une annulation de la dette, je les appelle quand même à la raison", explique la dirigeante du RN. "Quand vous expliquez à vos créanciers que vous n’allez pas les rembourser, c’est difficile d’aller leur redemander un prêt derrière. Attention à la perte de confiance dans la parole de la France, et à ses conséquences, qui pourraient être une hausse des taux d’intérêt."

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L'écologie, oui, mais par le nucléaire et pas par l'éolien

"Il n’y a pas dans mon projet d’austérité budgétaire, on ne rembourse pas une dette avec de l’austérité budgétaire. Même l’Union européenne est en train de l’abandonner, car ils se sont rendus compte que cela aggravait la dette. Il faut faire des dépenses, mais des dépenses d’investissement d’avenir, pour la réindustrialisation de notre pays, des filières d’avenir, la transition écologique. Une transition qui est utile si elle est véritablement écologique : s’il s’agit d’investir dans les éoliennes, ce sera sans moi. La vraie transition écologique, c'est d’investir dans l’énergie nucléaire, une énergie à bas coût pour les Français qui a soutenu notre croissance pendant des décennies. Or le gouvernement remet en cause ce choix nucléaire !"

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"Il faut une modification du modèle économique ultralibéral, qui a démontré son incapacité à protéger", estime-t-elle encore. "Il faut produire de la richesse, de l’emploi, de la croissance. Le remboursement de la dette doit être adapté à ce chemin de la croissance. On ne règlera aucunement le problème de la retraite si l’on ne retrouve pas la voie de l’emploi. Soyons imaginatifs, volontaires, et sachons précisément ce que nous souhaitons."

  • Légende du visuel principal: Marine Le Pen le 23 mars 2021 dans le studio du 7/9 de France Inter © Radio France /
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