Dominique Costagliola, épidémiologiste, directrice de recherches à l'INSERM, est l’invitée du Grand entretien de France Inter.

Dominique Costagliola
Dominique Costagliola © AFP / Christophe ARCHAMBAULT

Pour Dominique Costagliola, "il y a clairement une baisse des hospitalisations" pour cause de Covid-19, mais les autres données sur le nombres de cas positifs, l'interprétation est plus floue. 

"La baisse à l’hôpital c’est le reflet de ce qui s’est passé il y a deux ou trois semaines, c’est à dire le couvre feu et la couverture des écoles avec les vacances" explique l'épidémiologiste. 

Avec la 2e vague, poursuit-elle, "on a compris qu’il fallait être toujours vigilant et on ne peut pas se relâcher". 

Avec le vaccin on aura une vie qui ressemble plus à celle qu’on avait avant. Cela ne va pas tout régler tout de suite non plus. 

"Même avec le vaccin il faudra vivre avec les mesures barrières", il ne faudra pas "se relâcher tout de suite", précise-t-elle.

Un vaccin efficace à 90 ou 95% , ce n'est pas sûr qu'il y ait une différence importante entre les deux. "Les gens ont confiance dans les médecins traitants, c'est eux qu'il faut convaincre dans un premier temps". 

"Cela ne va pas durer pour toujours, bien sûr ça nous parait long et insupportable, on en a tous marre, mais en fait, voilà, c'est peut-être deux ans particulièrement compliqués, mais ça va s'arrêter un jour." 

Noël ? Attention

Elle estime qu'on n’est pas dans la situation de début juillet, car le taux de circulation du virus est encore très élevée.  

Les réunions de famille à plusieurs générations c’est encore une situation risquée ; je serais prudente par rapport à ça

La circulation virus va diminuer, on pourra alléger les mesures, en le faisant très progressivement

"Il y a quelque chose qu'on n'a pas bien fait jusqu'ici, c'est dépister tracer isoler" estime l'épidémiologiste. 

Il faut absolument savoir "comment accompagner les gens qui ont un test positif, pour protéger leur proches, comme repérer ses contacts et repérer la chaine, il faut discuter avec eux, et voir leurs situations particulières. Pour l’instant ça n’a pas été bien réussi". 

Si demain on pourra aller dans les petits commerces par exemple, "il faudra rester raisonnables, si on peut aller dans les petits commerces, il ne faudra pas faire n’importe quoi quand même." 

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