Martin Hirsch, directeur général de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris, est l'invité de Nicolas Demorand à 8h20.

Le directeur général de l'Assistance publique - hôpitaux de Paris, Martin Hirsch, a redit ce mardi l'importance de l'organisation pour améliorer le malaise qui pèse sur le corps médical.

Car le malaise, explique Martin Hirsch, provient de trois facteurs : le changement de fonctionnement qui conduit à davantage de séjours de courte durée ; le fonctionnement entre les équipes avec un rythme de travail qui a changé et n'est pas toujours optimal ; et enfin les tensions budgétaires.

Pour le directeur général de l'AP-HP, la solution passera notamment par une meilleure coordination entre l'hôpital et la médecine de ville. Des changements qui sont espérés dans les annonces à venir du gouvernement, après que le Président Emmanuel Macron a indiqué des réflexions dans le mois à venir sur l'hôpital.

Réagissant à une étude parue lundi où l'on confirme l'intérêt des réunions entre professionnels de santé pour discuter du cas des malades, Martin Hirsch confirme : oui, si les médecins se parlent, 40 % des erreurs médicales pourraient être évitées. D'où l'intérêt d'alléger certaines tâches pour dégager du temps afin de réinstaurer ces temps collectifs d'échange sur les patients que l'on traite.

Et pour désengorger les urgences, que doit-on faire ? Pour Martin Hirsch, encore une fois, la clé, c'est l'organisation. À l'AP-HP, explique le directeur général, le nombre de patients admis aux urgences a augmenté, sans que le temps d'attente ne s'altère. L'enjeu désormais, sera de diminuer ce temps en orientant mieux les patients.

Quid du budget dans tout cela, alors qu'une seconde journée de solidarité pourrait être instaurée afin de financer la dépendance ? Pour Martin Hirsch, le financement seul ne changera rien.

Légende du visuel principal:
Martin Hirsch en décembre 2017 © Maxppp / Thomas Padilla
Les invités
L'équipe
Mots-clés :
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.