Olivier Faure, député PS de Seine-et-Marne et Premier secrétaire du Parti socialiste est l'invité du Grand Entretien de France Inter.

Sur le grand débat national :  "Je n'ai jamais raillé le grand débat, je l'ai au contraire appelé de mes vœux"

"Les 'gilets jaunes' ont été une chance, ce mouvement peut déboucher sur une  évolution positive (...) Plutôt que de se méfier, c'est possible que le Président cherche à gagner du temps"

Sur la restitution des propositions faites par les citoyens lors de ce grand débat national : "Il faut des éclaircissements" . Olivier Faure dénonce " le grand flou" et veut "une conférence sociale qui permette d'en faire la synthèse" et de "réintroduire les partenaires sociaux et, pourquoi pas, faire valider ces compromis par voie référendaire."

Je souhaite que les Socialistes, les Français.e.s soient dans une situation dans laquelle le pouvoir ne peut plus reculer

Sur la présentation d'une liste "Gilets Jaunes" aux européennes

Éric Drouet se coupe d'une partie de celles et ceux qui l'ont soutenu

"Je ne suis pas pour la grève générale, comme le veut Mélenchon (...) C'est prématuré et cela n'a pas lieu d'être" 

Sur la gauche éparpillée pour le prochain scrutin

"Si nous continuons, nous aurons une gauche atomisée", estime Olivier Faure, qui ne voit "pas d'autre choix possible que le rassemblement. Est ce que c'est mort ? Moi je crois que non (...) Je crois au pouvoir de la raison". 

Yannick [Jadot] ne souhaite pas entretenir de discussion avec qui que ce soit (...) Nous vivons avec des queues de comète, avec des gens qui se comportent comme ceux que nous avions quand  nous étions à 30%

"Quand on cherche à converger, ce n'est pas gommer les différences mais il y a des combats communs" estime Olivier Faure. "Arrêtons de chercher des raisons de ne pas se retrouver (...) C'est la défaite en chantant. Nous faisons, par division, la campagne de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen." 

Je suis orphelin d'une gauche qui se penserait non pas par clan, mais comme un ensemble  

À propos d'une auditrice "gilets jaunes" qui précise  : "On n'a pas posé de questions mais des revendications" , et qui pointe du doigt la gauche, "des gens qui se permettent de parler à nouveau en notre nom" et "un parti de gauche [le PS] qui a appliqué une politique de droite". "Je n'étais pas pour des représentants 'gilets jaunes', précise-t-elle encore, alors qu'une liste du mouvement vient de se déclarer pour les prochaines européennes. Oliver Faure, lui, reconnait "des revendications contradictoires et aussi très nombreuses". Olivier Faure répond : 

Je ne suis pas d'accord pour dire qu'on a plus besoin d'experts  (...) Parler sur les ronds points ne peut pas suffire à traiter toutes les questions

Sur la loi anti-casseurs : Olivier Faure y voit "une gigantesque improvisation, un texte d'une volonté sénatoriale, un coup de barre à droite du gouvernement". Sur les caméras piétons qui pourraient équiper les policiers sur le terrain et ainsi limiter le risque des violences, le patron actuel du PS y voit "une bonne idée mais il y aura tellement de trous dans la passoire qu'on va vers des contestation à l'infini." 

Nous avons besoin de repenser notre façon de maintenir l'ordre

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Olivier Faure © Radio France / Anne Audigier
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