L'historien Nicolas Offenstadt, maître de conférences à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, est l'invité du grand entretien de Nicolas Demorand et Léa Salamé à 8h20.

"Ne pas rester figé sur un récit qu'il faudrait apprendre en bloc"

Nicolas Offenstadt revient sur l'épisode la crise sanitaire : "Le futur nous informe sur le présent : il y avait une demande de changements forte (...) Mais dans toute transformation , il y a des transformations sociales : on ne voyait pas, ça invitait à la réserve."

Sans changement des structures sociales, il était difficile d'envisager un monde nouveau.

Remise en cause de l'Histoire par les jeunes générations 

"Se saisir de l‘Histoire, c'est quelque chose de très sain (...) ne pas rester figé sur un récit qu'il faudrait apprendre en bloc, ne plus jamais toucher (...) Faire du passé un débat public, ça me parait sain, utile", estime l'historien.

Là on a une jonction entre le présent et le passé : ces manifestations sont un signe de vitalité intellectuelle dans nos démocraties actuelles.

Des espaces mixtes pour le débat

"Quand on érige une statue, ce sont des critères du présent qui importent : c'est un choix" analyse l'historien : "Ce qui manque, ce sont des instances de débat : quel passé on a envie de valoriser ? On devrait avoir des espaces mixtes pour en débattre (...) Je serais pour des forums hybrides."

  • Légende du visuel principal: La statue de Jefferson Davis, président des Etats confédérés pendant la guerre de Sécession, déboulonnée à Richmond, en Virginie, le 10 juin. © AFP / Parker Michels-Boyce
Les invités
  • Nicolas OffenstadtHistorien, maître de conférences à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre de l'Institut d'histoire moderne et contemporaine (IHMC), spécialiste de la Grande Guerre
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