"Il y a beaucoup de maires qui ont fait du 'En Marche' avant 'En Marche', qui ont décidé de peu se soucier des étiquettes partisanes", a estimé Stanislas Guérini, délégué général de la République en marche, invité de France Inter jeudi matin et interrogé sur les élections municipales de mars 2020.

"Dans toutes les villes, beaucoup de conseillers municipaux sont sans étiquettes en réalité. Je pense qu'il est important qu'il puisse y avoir dans chaque village et ville de France des élus locaux marcheurs", a estimé Stanislas Guerini, délégué général de La République en marche, invité de France Inter jeudi matin. "Il y a beaucoup de maires qui ont fait du 'En Marche' avant 'En Marche', qui ont construit des majorités municipales plurielles, décidé de peu se soucier des étiquettes partisanes et qui font du bon boulot de terrain, c'est comme ça que nous abordons cette élection", a-t-il poursuivi expliquant qu'il souhaitait voir le nombre d'élus locaux LREM "multiplié par cinq". 

"Benjamin Griveaux fait une bonne campagne de terrain. Il fait le rassemblement. Il y a des maires d'arrondissements venus de la gauche, de la droite qui ont décidé de le rejoindre. Il y a une dynamique sur le terrain", a par ailleurs jugé Stanislas Guerini a propos du scrutin à Paris. "Nous n'avons aucun intérêt à partir divisés. Je crois que si nous voulons porter un projet pour Paris, c'est que nous estimons que la ville est mal administrée aujourd'hui. Nous estimons qu'il y a mieux à faire pour Paris, qu'il y a des problèmes du quotidien des Parisiens qu'il faut pouvoir régler sur les transports, sur la propreté, sur la sécurité", a-t-il expliqué, appelant au rassemblement, alors que Cédric Villani, candidat non-investi par LREM a maintenu sa candidature. 

"Rassemblons-nous, a-t-il lancé, c'est la raison pour laquelle nous avons fait ce choix - à la demande du candidat que nous avons investi. Benjamin Griveaux - de ne pas exclure Cédric Villani parce que moi, je veux faire le rassemblement. C'est à la fin du bal, qu'on paye les musiciens et je souhaite qu'avant le premier tour, nous partions rassemblés", a-t-il poursuivi. 

Thierry Breton à la commission européenne : "La compétence"

Alors que la France a proposé Thierry Breton, actuel PDG du groupe Atos et ex-ministre de l'Economie, comme commissaire européen au Marché intérieur, après le rejet de Sylvie Goulard, le délégué général de La République en marche estime que "la motivation principale" de cette proposition, "c'est la compétence".  

"Ce portefeuille est extraordinairement vaste et complexe ; il va s'agir de la politique industrielle, de la défense, du numérique, du spatial, c'est à dire tous les sujets sur lesquels l'avenir de nos enfants et de l'Europe se joue. Il fallait une personnalité qui soit à la hauteur du portefeuille que la France va occuper. Thierry Breton, c'est cette personnalité là, c'est à la fois un capitaine d'industrie, une personnalité engagée dans les enjeux européens, qui a travaillé sur les dossiers franco-allemands donc la bonne personne pour incarner ce poste de commissaire au sein de la Commission européenne" a-t-il poursuivi.

Quand à Michel Barnier, qui avait été évoqué un temps pour occuper ce poste, Stanislas Guérini estime qu'il a "encore un peu de travail, le sujet du Brexit n’est pas tout à fait dernière nous. On a encore besoin de lui pour ce dossier là."

  • Légende du visuel principal: Stanislas Guerini © AFP / Karine Pierre
Les invités
  • Stanislas GuériniDéputé LREM de la 3ème circonscription de Paris, Porte-parole de LREM à l'Assemblée Nationale
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.