La ministre des Sports, Roxana Maracineanu, est l'invitée du grand entretien de France Inter.

Roxana Maracineanu évoque le modèle sportif français qu'elle trouve en bonne forme. 

L’agence nationale du sport 

Pour la ministre, le modèle sportif français est en bonne forme mais "il faut qu’on aille encore mieux". En vue des JO "on a envie d’aller vers un modèle qui va plus loin que les 40 médailles."

Pour elle il s'agit d'amorcer un développement des pratiques grâces aux fédérations, qui selon elles ne sont pas responsabilisées sur la place du sport.

Sport pro et amateur

Son projet au ministère prend en compte la continuité des parcours "du jeune athlète au sportif de haut niveau".

La ministre explique que ce sont des taxes qui vont financer la future agence créée pour cela, et qu'une partie restera au ministère pour l’INSEP ou les CREPS. Il y aurait donc 350 millions pour l'agence et 500 millions au total pour le ministère. La ministre souhaite que le financement soit collectif, partagé entre les collectivités, les entreprises et le ministère. Face à la crainte d'une disparition du ministère au profit des fédérations,  elle assure qu'il n’est pas question que le ministère disparaisse : "trois pratiquants sur quatre font du sport hors licence". 

La ministre souligne que par ailleurs, 40% des Français ne pratiquent jamais de sport.

Au sujet des Cadres Techniques Sportifs (CTS), Roxana Maracineanu explique qu'ils seront rattachés aux fédérations pour qu’elles remplissent les objectifs. On va leur demander plus de comptes car elles vont recevoir plus d'argent : "On leur donne une pleine autonomie". Les CTS restent fonctionnaires, explique la ministre.

Le racisme dans le foot

Elle estime que les joueurs se saisissent du sujet. "Quand ça arrive il faut arrêter le match" assure Roxana Maracineanu qui explique avoir fait inscrire le mot homophobie dans le règlement. "Il y a un règlement qui existe, il suffit de l’appliquer". 

Selon elle, le sport peut devenir un ascenseur social. "Je suis arrivée en France comme réfugiée politique et je suis aujourd’hui ministre des Sports." Elle se réjouit du fait que les associations sportives puissent être inscrites dans les contrats de villes.

Roxana Maracineanu évoque la réforme de la natation scolaire "pour que les enfants aient un parcours aquatique dès 4 ans". Il y aura dès septembre "des expérimentations sur tout le territoire".

Prix des licences

C’est son premier chantier, assure la ministre, la licence sociale, pour les personnes qui n’ont pas les moyens de faire du sport. "On a le budget qu’on a, on va essayer de l’utiliser au mieux avec aussi les 9 milliards des collectivités. Mon intérêt, c’est d’avoir plus que les 500 millions."

Elle pense que le financement privé qui existe n’a jamais vraiment été reconnu. "C’est un appel aux entreprises pour qu’elles viennent s’engager."

La ministre estime que certaines fédérations qui ont beaucoup d’argent, comme le foot, doivent avoir "une solidarité avec des sports dits mineurs".

Les accidents au rugby

Aujourd’hui, les changements de règles entrent en vigueur. "C’est devenu très dangereux donc on doit mettre les bonnes limites."

Au sujet du match de football Amiens-Strasbourg, un match de haut niveau arbitré pour la première fois par une femme, Roxana Maracineanu raconte qu'elle a été "très surprise" d'apprendre que c'était une première. "Le foot, c’est pour les femmes."

  • Légende du visuel principal: Roxana Maracineanu © AFP
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  • Roxana MaracineanuMinistre des sports, Nageuse française, Championne du monde de natation
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