Monseigneur Éric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, est l'invité du Grand entretien de la matinale de France Inter.

 Monseigneur Éric de Moulins-Beaufort, Archevêque de Reims. Président de la Conférence des évêques de France
Monseigneur Éric de Moulins-Beaufort, Archevêque de Reims. Président de la Conférence des évêques de France © AFP / Hans Lucas / Laurent Ferriere

Au lendemain des veillées de Noël, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims et président de la Conférence des évêques de France, estime que les messes se sont bien déroulées : "Dans beaucoup d'endroits, on avait multiplié les messes, ce qui a permis de respecter les gestes barrières" en maintenant une jauge d'un tiers de l'effectif ordinaire. "A Reims, où il y avait une réservation de places à l'avance, les billets ont été pris très rapidement : beaucoup de gens avaient envie de fêter Noël, de donner du sens à leur vie au terme de cette année éprouvante". 

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Tout au long de l'année, l'Eglise a dû se réinventer au fil des confinements, explique l'homme d'église : "On a découvert les possibilités que nous offraient les réseaux sociaux. Ce qui fait la préparation de Noël, le temps que nous appelons l'Avent, ce sont des groupes bibliques, des groupes d'échange : dans pas mal d'endroits, on a trouvé le moyen de le faire par visioconférences ou en faisant circuler des feuilles d'information (...). Une partie de cette expérience pourra perdurer", dit-il. 

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Invité à revenir sur les conditions du second confinement, quand les lieux de culte ont dû refermer, il explique les raisons du recours déposé contre les décisions gouvernementales devant le Conseil d'État : "Je ne dirais pas qu'on a été mal traités, mais ils ont été maladroits : cette jauge de 30 était une absurdité. On a fait ce qu'il fallait pour la faire annuler", explique-t-il. Par ailleurs, il estime que l'Etat a "voulu légiférer sur la façon dont les offices se sont tenus. Or la loi de séparation fait que l'État ne s'occupe pas des offices : il peut dire qu'il est interdit de réunir plus de X personnes, mais cela s'applique à tous y compris aux offices religieux. Là, ce qui est particulier, c'est que l'État a voulu donner une norme différenciée". 

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En revanche, il salue le fait que "l'État reconnait que la liberté de culte est une liberté fondamentale, qui touche une dimension de l'être humain particulière". S'il rappelle que les chrétiens aussi vont au théâtre, au restaurant, et que le culte "n'est pas en concurrence avec les événements culturels", il explique que les cultes sont "un autre ordre, et on a la chance de vivre dans un État qui reconnaît que c'est un autre ordre". 

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Dans une année qui a aussi vu l'assassinat de Samuel Paty, ou l'attaque contre la basilique de Nice, Mgr de Moulins-Beaufort explique que le rôle que l'Eglise peut jouer, c'est celui "d'aider les croyants à sortir de la violence", car selon lui "la violence est dans le cœur des hommes, et tout homme est capable, à partir du moment où il est tenté par la violence, d'utiliser sa religion ou toute sorte de pensée, d'idéologie, pour justifier sa violence". 

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Sur les relations entre chrétiens et musulmans, enfin, il déplore le fait qu'il manque "une véritable connaissance entre des familles chrétiennes et des familles musulmanes", alors qu'il y a selon lui "un vrai dialogue entre responsables" religieux. "On vit un peu juxtaposés les uns aux autres, on manque de connaissance, de liaison mutuelle". Il dit toutefois que "dans certains quartiers où il y avait une cohabitation, un changement des conditions sociales et un certain durcissement de l'Islam a rendu difficile la cohabitation (...) Là, il y a un travail constant à faire. L'un des problèmes de l'Islam en France, c'est l'imam numérique, les jeunes qui vont se former sur Internet parce qu'ils ne croient pas à ce que la société française peut leur apporter". 

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