Dominique de Villepin, ancien Premier ministre, est l'invité du Grand Entretien d'Ali Baddou et Léa Salamé à 8h20.

Alors que plusieurs centaines de personnes ont manifesté dimanche, malgré un important dispositif policier, dans le centre d'Alger pour s'opposer à un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika, Dominique de Villepin estime que "ce pays vit de la rente pétrolière, donc ce sont des réformes immenses qui doivent être imaginées". (...) Nous devons être aux cotés de l’Algérie

Sur la crise au Venezuela

"Nous sommes au carrefour d'un un monde libéral et un monde d’autorité, qui tient le Venezuela par la dette. C’est un point de fracture (...) idéologique, politique, économique, une fracture globale qui a vocation a s’aggraver dans les prochaines années"

Nous devons éviter cette logique de confrontation (...)Trump joue avec les mots et avec le feu, j’ai vécu au Venezuela et je connais l’immense allergie des Venezueliens à toute ingérence américaine

Sur le rapatriement des djihadistes français

Sur le sujet, Dominique de Villepin pose la question : "Est ce qu’on a le choix? Il faut que nous apportions nous même la solution en distinguant la situation des enfants, des femmes, au cas par cas".

A un mois du Brexit, l'ex-locataire du Quai d'Orsay explique : "S’il n’y a pas d’accord, nous nous préparons à faire face à une situation d’urgence", sans pour écarter l'un des scénarios envisagés au début de la crise, puis abandonné : remettre l’accord sur la table. "Une option écartée par beaucoup mais il faut être réaliste : les choses ont changé au Royaume-Uni , on a menti aux britanniques, ils ont voté sur un mensonge (...). Il n’est pas impossible qu’un nouveau chemin soit inventé."

Sur la crise de confiance que traverse le gouvernement

Après la crise des "gilets jaunes", la popularité d'Emmanuel Macron regagne des points. Est-il en train de reprendre la main? "Il serait dangereux de se fier à de telles impressions", estime l'ex-ministre de la diplomatie française. 

Nous sommes dans une démocratie française qui est à l’état gazeux, nous manquons de points d’appuis solides. Le grand absent, c’est l’état. Emmanuel Macron est le chef d’état, pas l’état

"Il faut s’interroger sur cette crise du service public, avec une nécessité d’un grand audit, d’outils nouveaux, estime Dominique de Villepin qui estime nécessaire de "proposer une adaptation de ces structures, nous rétablirions du dialogue, une fluidité".

Sur l'affaire Benalla

"Nous devons absolument éviter le feuilleton. Pour qu’il s’arrête, il faut reprendre l’initiative (...) Il est très important d’établir la transparence (...) Le soupçon est dangereux, il faut pouvoir reprendre la main sur la situation".

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Dominique de Villepin © Radio France / AA
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